Faut-il dire NON à son manager ? OUI !!!

Burn-out et assertivité: apprenez à dire non!

Dire non à son manager… pas facile pour beaucoup d’entre nous. Et pour cause. Qui va vous accorder ou vous refuser une augmentation ? Qui décidera de votre nomination au poste que vous visez depuis des années ? Qui peut aussi geler votre progression s’il vous le décevez ? La pression est immense et le risque de burn-out bien présent. Ils le sont d’autant plus si vous vous enfermez dans l’idée que seuls vos OUI sont respectables. Qu’eux seuls vous mèneront là où vous voulez aller. Et si vos NONs valaient aussi la peine d’être dits ?

Ateliers-sos-burnoutBurn-out: seul le OUI sort de vos lèvres… Normal ?

Votre manager vous dépose un énième dossier à traiter « avant lundi » ? Vous baissez les yeux et acceptez. Il vous convie à une réunion de dernière minute alors que vous vous apprêtiez à aller récupérer vos bambins à l’école ? Vous vous démenez pour leur trouver un autre mode de garde, quitte à faire une croix sur la préparation de dictée de votre aînée. Vous vous en occuperez la prochaine fois. Toujours la prochaine fois pour votre vie privée… mais toujours tout de suite pour votre manager. Le bât, le burn-out blessent quelque part, nous semble-t-il !

Vous êtes-vous déjà demandé si quelque chose justifiait réellement cette sorte d’asservissement ? Réponse : rien. Rien ne vous oblige à tout accepter et à risquer le burn-out.

On dit généralement OUI pour ne pas décevoir ou sembler incompétent, se faire apprécier ou éviter un conflit… avant de prendre conscience que la communication, dans ce cadre, est en réalité faussée.

Burn-out: le OUI de travers et les travers du OUIburn-out

La plus grande partie de l’information échangée – vous le savez sans doute – est non verbale : une intonation, une respiration, un regard, et l’authenticité d’une réponse est faussée. Si votre manager entend votre acceptation, il perçoit sans doute aussi votre réel sentiment : votre OUI sent l’amertume, le stress, la désorganisation. Un OUI dit un peu de travers, qui vraisemblablement ne met pas votre supérieur hiérarchique tout à fait à l’aise.

Ce OUI qui, pourtant, vous a demandé une sacrée dépense d’énergie ! Et que dire de celle que vous allez devoir déployer pour, effectivement, faire ce que l’on vous demande ? Vous vous sentez, vous aussi, mal à l’aise, regrettez d’avoir été dans votre bureau lorsque votre boss a débarqué sans crier gare… et de, une fois de plus, ne pas avoir été capable de refuser. Risque de travail bâclé ou de burn-out (épuisement professionnel) en perspective !

Ce mode de communication (qui n’en est pas !), distille à vrai dire les non-dits, et laisse comme un arrière-goût de ressentiment à chacun. Mauvais mauvais, même pour vos relations avec votre manager, finalement…

Pourquoi dire NON peut vous éviter un burn-out?

Dire NON quand vous le pensez, c’est avant tout vous respecter vous-même. Et contrairement à ce que votre inconscient tente depuis des années de vous faire croire, ce n’est en aucun cas manquer de respect à autrui. Si vous refusez une réunion de dernière minute à 7h00 du soir, votre boss est tout à fait à même de comprendre que vos enfants de 3 et 1 ans ne prendront pas leur bain seuls…

Dire NON, c’est aussi affirmer votre propre individualité. C’est montrer que vous avez du caractère et qu’il est hors de question de vous laisser marcher sur les pieds. Tiens tiens. Cette qualité – si, si, c’en est une – ne serait-elle pas justement celle que l’on recherche parmi les gens de votre compétence pour un nouveau poste des plus passionnants ?
Dire NON, c’est enfin donner, à vos OUIs, de la valeur ajoutée. Ce que vous faites, vous le faites bien, et ça se sait ! Quant à vous, vous vous sentez le cœur léger, plein d’entrain et d’envie.

burn-outL’art de dire NON

Dire NON, oui, c’est bien. Encore faut-il savoir le faire sans prendre de risques.

Fort de votre toute nouvelle aptitude à refuser, n’en oubliez pas de dire OUI de temps à autre !!! Le NON doit être utilisé de façon stratégique et opportune, non devenir une habitude. Réfléchissez toujours aux conséquences de vos refus. Pesez le pour et le contre sans vous asseoir du côté de la balance que vous voulez faire pencher. Autrement dit, restez objectif, c’est primordial ! Et avec cette objectivité en toile de fond, sachez préserver vos intérêts et vos bonnes relations avec votre manager, en faisant la part des choses entre ce qui est réellement important pour lui (vous pouvez bien, alors, faire un petit effort pour aller dans son sens !) et ce qui n’est que secondaire.

La solution du « NON MAIS… » peut en être une bonne. Vous respectez vos besoins et possibilités tout en proposant une alternative : un autre jour, un autre dossier, une autre démarche, etc. Personne ne se sent alors ni attaqué, ni dévalorisé, ni désobéi, et chacun ressort plus fort de la discussion : votre boss et vous-même avez su vous comprendre mutuellement et un compromis vous satisfaisant tous deux a généralement été trouvé. Bravo pour vos 2 cœurs légers et risque de burn-out envolé !

Vous pouvez aussi expliquer. Vous êtes dans l’obligation de refuser ? Argumentez. Votre manager sait, lui aussi, ce qu’est une « vie de famille », « un emploi du temps déjà surchargé », ou « une insoutenable migraine à soigner d’urgence ». Il peut sans doute comprendre plus de choses que vous ne le pensez… A vous, bien entendu, de ne pas en abuser !

L’assertivité est une excellente approcha anti burn-out, n’hésitez pas

Ne perdez plus de temps : testez le NON (dans les règles de l’art) avec votre manager… et venez nous raconter comment cela s’est passé !

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