Burn out et addictions! où en êtes-vous?

Addictions : quand le burn-out fait son entrée.

Etes-vous addict ? Non, la réponse n’est pas si évidente. Question encore plus difficile : votre addiction (quand vous l’aurez admise…) ne cacherait-elle pas, par hasard, un burn-out ? Car oui, l’épuisement professionnel ne se montre pas comme ça, d’un coup. Il commence souvent à se dévoiler au travers d’un verre que l’on ne refuse jamais, de somnifères dont on ne peut plus se passer, d’anxiolytiques qui nous permettent de « tenir ». Bref : du point de vue des symptômes de burn-out, toute addiction est suspecte. Mieux vaut donc se poser, assez tôt, les bonnes questions. Voici un billet pour vous aider à le faire. Addictions : quand le burn-out fait son entrée.

1, 2, 3 burn out ….Posez-vous la question !

Allons droit, tout droit au but… Carburez-vous à quelque chose d’autre qu’à votre motivation ou à votre stress ? Votre cafetière, que vous remplissez toute la journée, vous semble-t-elle sans cesse vide… alors que vous êtes seul(e) à vous servir ? Votre petit verre de vin de midi vous manque-t-il s’il n’est pas au rendez-vous ? Ces questions dérangent. Mais n’oubliez pas de vous les poser. Car le burn-out, lui, ne s’en pose aucune lorsqu’il fait son entrée : pour lui, pas d’état d’âme, mais des armes bien sous tous rapports, a priori. Une tasse de café n’a, effectivement, jamais tué personne… On commence par une le matin, puis elles se multiplient comme par (dés)enchantement. Ben quoi, elles vous font tenir… Y’a pas d’mal ! Mais attention ! Toute addiction, aussi insignifiante semble-t-elle, peut dissimuler un début de burn-out. Alors que dire de votre petit ¼ de midi ? Si vous n’y prenez garde, il pourrait bien se transformer progressivement en anxiolytiques, antidépresseurs, voire en drogues plus ou moins « douces ».

burn-out traitement

Sachant qu’un burn-out se soigne assez plus facilement s’il est pris à ses débuts, mais qu’il peut mener à des années de galère lorsqu’on l’ident

ifie trop tard, mieux vaut se demander, devant tout commencement d’addiction, s’il ne serait pas déjà là, bien caché mais prêt à surgir. Alors, posez-vous la question, honnêtement, en vous regardant droit dans les yeux (miroir, oh mon beau miroir…) de vos consommations !

Médicaments, alcool ou drogues, même symptôme de burn out !

Pour l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l’addiction est « un état psychique et parfois physique, résultant de l’interaction entre un organisme vivant et un produit, caractérisé par des réponses comportementales ou autres qui comportent toujours une compulsion à prendre le produit de façon régulière ou périodique pour ressentir ses effets psychiques. »

2 catégories d’addiction se concurrencent vivement :

    • celles qui aident à décompresser : alcool, drogues douces, antidépresseurs, anxiolytiques, etc.
    • celles qui permettent de faire face à la fatigue : café, somnifères, etc.

Quelle que soit celle vers laquelle on penche, finalement, le constat peut être le même : un petit burn-out en couveuse. Car on ne choisit pas vraiment, à vrai dire, notre bourreau : le contexte, bien souvent, s’en charge pour nous. On commence par craquer pour des « produits » qu’on connaît déjà… puis, quitte à se laisser emporter, on suit les collègues dans leurs « solutions ». Et, pensant se sauver, on se perd. Le burn-out, lui, gagne largement la partie que l’on jouait, à coup de substances bancales, contre lui. L’essentiel n’est donc pas quelle substance, mais ce que cela révèle…

Addiction : symptome du burn-out… mais encore ?

burnout addiction traitementVous avez enfin reconnu votre addiction ? Vous avez enfin fait le lien avec un burn-out ? C’est bien. Mais même si ce lien, vous ne le voyez pas (encore), n’oubliez pas que votre dépendance est, en elle-même, dangereuse. Elle l’est pour vous, bien sûr. Pour votre santé psychique et mentale. Mais elle l’est aussi pour votre entourage : collègues envers lesquels vous devenez agressif(ve) à force de n’être plus tout à fait vous-même, famille ne sachant plus gérer vos yeux sans cesse brillants d’un cannabis qui vous fait appréhender bizarrement certaines situations…

Et c’est sans compter sur le danger qu’il y a de perdre votre emploi si vous consommez drogue ou alcool au bureau ! Quant aux risques d’accidents du travail, ils sont largement accrus lorsque les verres, s’emmêlant, s’en mêlent : 10 à 20% d’entre eux seraient dus à l’alcool.

Cet article vous interpelle ? Vous vous demandez si vous êtes vraiment concerné par le thème abordé ? Faites-nous part de vos interrogations, de vos remarques, de vos doutes… Notre blog vous accueille à billets ouverts !

à bientôt

Karine Branger

4 réflexions au sujet de « Burn out et addictions! où en êtes-vous? »
  1. Il est vrai qu’en période de stress on se tourne vers certains produits plus ou moins nocifs. J’aurais aimé devenir une addict de chocolat comme vous tous mais c’est le café que je consomme en grande quantité.
    Aujourd’hui je me rends compte que ce choix n’est pas judicieux, je tente donc de nouvelles méthodes, notamment le sport, pour réduire mon stress quotidien.

  2. Bonjour Karine,

    effectivement l’accompagnement est une clef principale. Bien des situations, arret maladie longue durée, conflits, perte d’emploi, licenciement, problèmes de santé pourraient être évités et solutionnés si ils avaient été pris et accompagnés bien plus tôt. A nous de faire de la prévention et de l’information pour permettre l’identification des symptômes et des risques. Le burn-out avance sournoisement, le stress se banalisant les alarmes ne fonctionnent plus. Karine

  3. Eh, c’est marrant, tout comme le premier commentateur…je suis accroc au chocolat !
    Je fais tout pour ne pas en acheter..mais quand les grands mères en apportent aux enfants, c’est la cata !

    Plus sérieusement, j’ai bien aimé ta remarque :  » Sachant qu’un burn-out se soigne assez plus facilement s’il est pris à ses débuts, mais qu’il peut mener à des années de galère lorsqu’on l’identifie trop tard ».

    En effet pourquoi attendre d’être  »vraiment mal  » pour agir ou plutôt dire STOP !
    Recevant aussi des gens qui font des bun out…je peux témoigner de cette galère à revenir au devant de la scène !

    Alors, comme le conseille Karine, observez-vous bien…vous y trouverez peut être des prémices du burn out.

    Karine ( Une autre !)

    ifie trop tard,

  4. Salut Karine,

    En ce qui me concerne je me suis débarrassé de pas mal d’addictions, mais il en reste, et personne ne rit, svp: c’est le chocolat.

    Ma situation est un petit peu compliquée à expliquer mais disons que malgré certains problèmes je m’investis énormément dans chaque chose que je fais.

    Et si je pense alors à mon chocolat du soir, ça va mieux.
    Et le moment venu, j’engouffre à tout va pour me relaxer.

    Mais parfois, je craque et il faut que je lâche tout pendant deux jours.

    Je suis en situation de pouvoir le faire mais je me mets à la place de ceux qui ne le peuvent pas (et j’en ai fait partie quand je travaillais…vraiment), bonsoir les dégâts.

    @+
    Christian.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *