Le burn-out : nouveau sujet pour la philosophie.

Burn-out : sujet de philosophie ou philosophie du sujet?

Les Inrockuptibles ont publié, mercredi dernier (le 9 janvier 2013), un intéressant commentaire sur un livre traitant du burn-out… Un énième ouvrage sur le sujet ? Pas tout à fait : l’angle est en effet original. Car c’est pour une fois un philosophe, Pascal Chabot, qui se saisit du thème pour nous proposer une réflexion sur ce qu’il considère comme une « maladie de civilisation » : Global burn-out*.

Burn-out: maladie de la relation?

Global burn-out, Pascal Chabot

Global burn-out – Pascal Chabot

En abordant le burn-out sous un angle philosophique, Pascal Chabot lui offre un cadre de compréhension élargi. Tandis qu’en matière d’épuisement professionnel, sociologues et psychologues se donnent généralement la réplique, on peut estimer que ni l’univers psychique des individus, ni la pression sociale qui pèse sur eux ne suffisent à expliquer le phénomène. Le philosophe parle en effet d’une « maladie de la relation ».

Pascal Chabot, aux dires des Inrockuptibles, précise que les sujets qui se retrouvent épuisés sont souvent, au départ, des travailleurs enthousiastes ! Des personnes qui donnent sans compter, qui acceptent sous sourciller « l’accélération des cadences, l’intensification du stress, la généralisation des instruments de contrôle, la dureté des contraintes »… avant de se retrouver vidées. Ces personnes « ont trop donné, sans recevoir ce dont elles avaient besoin », explique le philosophe.

Burn-out: carence de reconnaissance de l’humanité?

On parle là de reconnaissance, de cette notion centrale dans la construction de l’identité… mais qui, pour le philosophe, n’est pas tout. « Etre reconnu par une structure abstraite ne suffit pas. Ce qu’il faut, c’est célébrer ce je-ne-sais-quoi qui fait l’humain, ce qui donne son sens à l’activité », explique-t-il.

Il faut aussi, enfin, prendre en compte les limites de l’humain, et « remettre les logiques économiques et techniques à leur place secondaire, afin qu’elles continuent à servir des finalités plus intéressantes, plus métaphysiques et plus tendres ».

Un ouvrage philosophique sur le burn-out, donc. Mais ce n’est, à mon avis, qu’un début. Car, dans le monde de l’entreprise, on sent bien que la philosophie gagne progressivement du terrain : questionner les pratiques de l’entreprise pour les améliorer et redonner, à l’humain, toute sa place, est devenu chose pensable… voire faisable. Il est en tout cas édifiant de voir que l’on laisse désormais une place à cet élargissement, à la philosophie, du cadre de réflexion… même si tout à chacun n’en profite pas encore. Allant dans ce sens, le blog de Nely Margoton « L’entreprosophe » me semble intéressant.

Ce billet vous livre mes 1ers ressentis sur cet ouvrage… au sujet duquel je n’ai lu, pour le moment, que les commentaires du magazine les Inrockuptibles. J’ai toutefois passé commande de « Global burn-out » et attends avec impatience de pouvoir me plonger dans le livre lui-même ! Je reviendrai bien sûr, lorsque je l’aurai achevé, faire un retour à mes fidèles lecteurs.

Dès son arrivée je me plonge dans « Global burn-out »

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