Et si votre usage des NTIC pouvait être un symptôme de dépression ou de burn-out ?

Burn-out et nouvelles technologies ne font pas forcément bon ménage!

Vous le savez, vous êtes accro. Accro des nouvelles technologies : Facebook, twitter, mails, blogs, chat, et j’en passe. Vous le sentez, vous êtes aussi à bout ! Votre travail devient oppressant. Vous vous investissez de moins en moins et fuyez vos collègues. Un burn-out ? Et si, en analysant votre usage des nouvelles technologies, on avait pu vous prédire cet état ? Car non seulement les NTIC peuvent être, d’une certaine manière, source de burn-out, mais elles savent aussi, depuis une étude de mai 2012, vous prédire épuisement professionnel ou dépression…

Nouvelles technologies à gogo : cause de burn-out ?

La question est posée: dans un monde qui tourne, tourne, tourne de plus en plus vite, quelle place occupent les nouvelles technologies dans la survenance des burn-out et dépressions ? Responsables, elles le sont à coup sûr : outre le rythme effréné qu’elles imposent à nos nerfs, elles nous font entrer dans une sorte de monde schizophrénique.

Je m’explique : tandis que la vie sur Internet favorise les réseaux, une grande liberté et la mise en avant des points de différenciation de chacun (sur le web, il faut bien se faire remarquer !), la vie en entreprise prône encore les structures pyramidales, les décisions imposées et la volonté de certains supérieurs de faire entrer chacun dans de jolis moules bien huilés. Le tout, bien entendu, en demandant à leurs employés de se servir de plus en plus dedites « nouvelles technologies », efficacité oblige ! Le serpent se mord la queue… et l’avale même. Ca fait mal. Difficile en effet pour un individu de rester serein face à cette multiplication de rôles à jouer. Et impossible, pour certains, de s’y retrouver. Le burn-out répond alors à l’appel sans se faire vraiment prier.

Nouvelles technologies compulsives : nouveau symptôme de burn-out.

La surconsommation de nouvelles technologies de la communication servirait-elle à combler un manque dans la société « réelle » ? Un manque affectif, sans doute : lorsque l’on poste sans cesse sur le net c’est bien, le plus souvent, pour obtenir des réponses ! Une réponse de plus ? On est heureux et l’on se précipite pour la lire. Rien de neuf ? La déception est réelle. Le refuge que l’on s’est donné n’a pas fonctionné cette fois-ci, et la vie ordinaire nous rappelle à elle, sans vraiment nous tenter. Oh puis non. On préfère rester en ligne et poster, poster, poster… en regardant nos mails toutes les 2 minutes. Et si l’on attendait, en réalité, quelques « je t’aime » ?

burn-outUne étude récente, menée par une équipe de chercheurs en informatique, d’ingénieurs et de psychologues, estime que les comportements « numériques » des individus pourraient prédire leurs tendances éventuelles à la dépression. Mails et chats surabondants révèleraient par exemple un manque de relations physiques. Le fait de zapper rapidement d’un site à l’autre traduirait une incapacité à ressentir des émotions… l’un des symptômes, justement, du burn-out.

La découverte est de taille, dans la mesure où la plupart des personnes concernées par l’épuisement professionnel et/ou la dépression n’en sont pas conscients eux-mêmes. Difficiles à diagnostiquer, ces problèmes pourraient, avec cette étude, gagner en lisibilité : grâce à un diagnostic du risque plus précoce, il sera peut-être possible dorénavant d’éviter que des situations ne s’enveniment… et que le burn-out ne gagne trop de terrain.

Mais pour cela, il faut d’une part diffuser l’information et, de l’autre, que chacun accepte d’observer de façon objective ses propres comportements en matière d’usage des NTIC. Et de demander de l’aide en cas d’inquiétude. Plus il est décelé tôt, plus le burn-out peut être rapidement traité !

Cet article vous interpelle ? Vous souhaitez le commenter ? N’hésitez pas une seconde ! Notre blog est là pour cela.

Karine Branger

2 réflexions au sujet de « Et si votre usage des NTIC pouvait être un symptôme de dépression ou de burn-out ? »
  1. Bonjour Jean-Philippe,
    Il est toujours bon de s’interroger sur un comportement qui devient de plus en plus fréquent voir prédominant.Cette étude étant récente il n’est pas facile d’extrapoler d’autres conclusions. Toutefois on peut certainement faire un parrallèle avec certaines formes d’addiction qui sont elles aussi symptomatiques du burn-out. Une vie équilibrée est le meilleur antidote anti-burn-out:) merci de votre commentaire. Karine

  2. Quand les activités prennent le « contrôle » sur la personne, c’est souvent un manque de discipline, parfois un manque de motivation mais je ne pensais pas que ça pouvait aller jusqu’à un symptôme de burn-out !

    La question qui me vient c’est : est-ce que garder le contrôle sur sa consommation de technologies peut aider à prévenir le burn-out du coup ?

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