Comment votre perfectionnisme vous conduira au burnout

Burnout et perfectionnisme ne font que trop bon ménage

Vous êtes ce que l’on appelle un « perfectionniste » ? Alors encore un effort. Vous pouvez mieux faire… et encore mieux… et toujours mieux. Peut-être. Mais à force de perfectionnisme, d’obsession de l’aspérité, d’hantise de l’erreur, votre bonheur – tant personnel que professionnel –  ne serait-il pas en train de vous échapper ? Et votre burnout, lui, sera-t-il perfectible ?

Perfectionnisme et épanouissement : faux amis

Vous traquez le détail… mais, ce faisant, tirez à bout portant sur votre épanouissement. Votre credo ? N’accepter la quiétude et, plus généralement, le bonheur, qu’une fois toute imperfection gommée. Autant dire qu’une éternelle insatisfaction coule une chape de plomb sur votre bien-être et vous conduit aux portes du burnout. Pour quelqu’un qui déteste les erreurs, penser que votre bonheur passe par votre souci du détail fait désordre… tant ce jugement est erroné. Et oui : vous vous trompez ! Vous détestez l’entendre ? Alors corrigez vite le tir avant un burnout annoncé!

Percevez-vous tout ce que votre obsession de l’imperfection a d’irrationnel et de pesant ? En ressentez-vous les conséquences ? Satisfaisante à très brève échéance – lorsque, par exemple, vous corrigez une virgule oubliée par un collègue – elle s’embourbe dans l’infinité des améliorations possibles. Un travail de titan, irréaliste, vain, qui vous rend qui plus est intolérant vis-à-vis de vous-même et des autres. Vous pensiez vous faire admirer ? Voilà que vos collaborateurs vous trouvent chipoteur et de plus en plus pénible. Vous souhaitiez votre travail parfait ? Vous devenez contre-productif tant vous perdez de temps à fignoler ce qui pouvait rester en l’état… et ne traitez plus sereinement les vrais sujets d’importance, faute de journées de 53 heures (ou plus). Vous vouliez vous apaiser par une sensation de devoir accompli ? Stress et burnout vous rattrapent pendant que vous courez, vous – et pourtant bien vite –, derrière de nouveaux petits trucs.

 Attention, burnout parfait à l’horizon !

Vous placez, vous en avez peut-être conscience, la barre trop haut. Qu’il s’agisse de vous aimer vous-même, de vous faire admirer, de constater amèrement l’incapacité de vos nerfs à supporter la moindre imperfection venant de vous ou des autres, vous êtes guetté, si ce n’est par une dépression, par un burnout (épuisement professionnel) imminent. Les perfectionnistes font en effet partie des victimes les plus faciles du burnout, tant leur mal-être ne dépend que de leur propre perception des choses : inutile de changer de poste de travail, de rémunération, de collègues, d’entreprise… de conjoint(e)… Partout où il regarde, l’obsédé du détail trouve à redire.

Pire : confronté à ses propres problèmes, il n’exprime rien, les couvant bien longtemps dans un petit nid pas douillet du tout, à l’écart des autres. Les dévoiler serait un aveu de faiblesse, d’imperfection, qu’il ne saurait affronter. Ce faisant, il accroît insidieusement sa vulnérabilité au burnout !

Seule solution : dompter le fauve (je ne parle pas de vous mais de votre obsession du détail !).

 Améliorez… votre perfectionnisme.

Sans avoir dit OUI au perfectionnisme, vous vivez pourtant votre quotidien à ses côtés. Pour le meilleur et pour le pire. Pour le pire, surtout… pour l’instant. Mais vous n’êtes pas homme (femme) à renoncer, nous le savons, vous le savez. Et que diriez-vous de retourner la situation à votre avantage ?

Si vous refusez d’admettre devant autrui que votre obsession du détail vous gâche la vie, reconnaissez-le au moins devant vous-même. Car sans prise de conscience, point de salut. Ce 1er pas accompli, passez au suivant, en opérant un changement de perspective : durant votre journée, prenez l’habitude de stopper régulièrement vos activités. 10 secondes pour vous forcer à faire le point : le travail que vous êtes en train d’accomplir en vaut-il vraiment la peine ? Consacrer ce temps-là à autre chose ne serait-il pas plus profitable (à vous, à vos collègues, à l’entreprise, à votre famille qui vous verrait rentrer plus tôt ce soir !) ? En brisant le rythme infernal dans lequel vous vous enfermez du matin au soir (euh… non… au lendemain matin… donc tout le temps, finalement !), vous pourrez lutter contre votre obsession destructrice.

Soigner le détail (et vous savez le faire !) n’est en effet, en soi, pas une tare. Le tout est de savoir rester positif dans son perfectionnisme : tout l’art consiste alors à très bien faire les choses importantes… tout en opérant un tri entre ce qui est primordial et ce qui ne l’est pas. Cela fera de vous quelqu’un d’efficace et coupera l’herbe sous les pieds de votre maniaquerie, rendant ainsi, à votre perfectionnisme, ses lettres de noblesses.

Facile à dire. Certes. Pour trouver l’entrain nécessaire à cette démarche, partager anonymement (si si pas facile d’avouer que l’on est un perfectionniste invétéré;)) vos ressentis et expériences sur notre blog peut vous aider ! N’hésitez surtout pas le partage est un vrai remède au burnout

6 réflexions au sujet de « Comment votre perfectionnisme vous conduira au burnout »
  1. il faut savoir qu’en France une très grande partie de la population est sous traitement… mais alors les autres… ont-ils finalement toute leur raison ? Le pire serait que ceux qui résistent deviennent minoritaires. Un conseil d’un connaisseur : si vous faites un burn-out : débrouillez-vous tout seul !

  2. moi j’ai fait un burn-out et ne sachant plus à qui m’adresser, je contacte un ami, résultat : internement forcé et rebondissement par ma force de caractère… aucune aide… la médecine est in-com-pé-tente dans le domaine. Le pire finalement c’est l’isolement et la peur que cela suscite chez les autres… mais y passeront-ils un jour ?

  3. Je me reconnais à 100% dans cette quête du perfectionnisme qui me bouffe la vie… Je vais essayer de suivre les quelques conseils que vous donnez dans cet article.

  4. Le plus effrayant est qu’à 24 ans, le burnout m’a déjà touché 2 fois.
    Merci pour vos conseils! Très bon article!

  5. Merci pour cet article très instructif. A faire lire absolument.

    Monique

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