Epuisement professionnel: saboteur de vie de famille!

Beau burn-out bien efficace cherche famille à démanteler.

Autre nom du burn-out : l’épuisement professionnel. Le terme est révélateur : il s’agit bien d’un problème intimement lié à la vie professionnelle – ben oui ! – des personnes concernées. A priori, rien à voir avec leur vie de famille, donc. Et pourtant… Comme un nuage radioactif ne s’arrêtant pas aux frontières, le burn-out déborde. Il déborde sur le couple. Il déborde sur les enfants. Dans ce billet, nous vous proposons de regarder de plus près ce processus qui transforme un mal-être professionnel en véritable crise familiale. Beau burn-out bien efficace cherche famille à démanteler.

Ateliers-sos-burnoutQuand l’épuisement professionnel prend toute la place, la famille trinque !

Vous n’en pouvez plus de votre travail : raisons objectives et mesurables (Depuis quand ne vous a-t-on pas fait un compliment ?) ou plus de l’ordre du ressenti (Vos collègues rient à coup sûr de vous, quand ils semblent vous épier du coin de l’œil…), c’est bête mais ça vous envahit. Vous êtes las(se), fatigué(e), puis de plus en plus irritable, avec l’envie de tout envoyer « bouler » sans en avoir l’énergie. Le burn-out est en bonne place et se régale. Merci pour lui. Mais vous?

Vous – si vous n’allez pas nécessairement tout perdre – vous risquez tout de même à peu près tout : votre travail, votre famille. Et je ne parle pas de vos « amis ». Contre toute logique, l’épuisement professionnel a en effet de réelles répercussions dans votre vie privée. Alors qu’on pense souvent laisser ses problèmes de bureau… au bureau, l’épuisement professionnel vous suit discrètement jusqu’à chez vous.

sortir du burnoutNon, vous n’en voulez pas à votre conjoint ! Et encore moins à vos enfants ! Mais c’est plus fort que vous : le travail vous a littéralement métamorphosé(e). D’agneau tout doux il y a quelques mois, vous vous faites loup solitaire. Un(e) asocial(e) très irritable, donc perpétuellement irrité(e). Vos bambins ne comprennent pas pourquoi leur père (ou leur mère), généralement enclin à discuter de leurs bêtises et autres insolences, opte désormais pour gifles et fessées. Ou, encore plus déstabilisant, ne réagit même plus ! Vos ados, eux, se demandent bien ce qui motive ces accès de colère alors qu’ils n’ont fait que vous demander 5 euros pour déjeuner à midi…

Quant à votre conjoint, il (elle) est aussi perdu(e). Non seulement vos câlins se font de plus en plus rares, mais vous ne semblez plus interessé(e) par ce qu’il (elle) vous dit… Normal, vous êtes obsédé(e) par votre boulot et votre incapacité à gérer vos émotions. Le reste perd, dans la foulée, de sa saveur.

Les conséquences physiques de l’épuisement professionnel ne s’arrêtent pas à la sortie du bureau.

Votre malaise psychique, donc, déborde. Mais il est aussi accompagné de ses acolytes physiques : maux de tête persistants, digestion altérée, insomnies répétées, problèmes cardiaques et j’en passe. Eux aussi doivent être, mine de rien, supportés par votre famille : vous vous plaignez sans cesse, ne pouvez (voulez ?) plus rien faire, restez cloîtré(e) chez vous à attendre encore et toujours le médecin. A moins qu’il ne faille carrément vous trimballer pour que vous acceptiez de consulter.

épuisement professionnel impact enfantQue de force et d’endurance nécessaires à vos enfants et conjoint ! Eux aussi, pourtant, ont leurs problèmes. Se coltiner, en plus, les vôtres depuis des mois est de plus en plus lourd à porter… Et qu’il est dur de vouloir vous aider si vous ne vous laissez pas faire !

Si vous n’avez pas la force de vous soigner, accueillez au moins leur aide sans trop de résistance. Et faites-le avant la goutte qui fera déborder leur vase !

De l’intérêt de la famille…

La famille, d’ailleurs, peut être la clé pour donner un nouveau souffle aux personnes souffrant d’épuisement professionnel : acceptez une promenade à vélo, une virée en montagne, un pique-nique avec vos enfants… Recentrez-vous sur votre vie familiale. Et, surtout, expliquez ce qui ne va pas. Expliquez à vos enfants, expliquez à votre conjoint (à lire, notre billet : Burn-out: 6 conseils pour en parler à votre conjoint). Les premiers, sinon, risquent de culpabiliser de votre état. Quant au second, si vous ne le (la) mettez pas en mesure de vous comprendre, de saisir pourquoi vous avez tant changé et ce qui est à l’origine de votre irritabilité persistante, il (elle) pourrait bien finir par demander le divorce ! Autant en avoir conscience… Savoir quelle vie vous souhaitez retrouver après votre burn-out – car oui, un jour, vous irez mieux ! – vous motivera peut-être à sauver votre famille.

 Ce billet vous évoque une situation connue ? Vous souhaitez le commenter ou nous faire partager votre expérience ? Profitez de notre blog pour le faire !

Karine Branger

 

22 réflexions au sujet de « Epuisement professionnel: saboteur de vie de famille! »
  1. Après 21 ans de vie commune et 10 ans de travail sur la meme entreprise
    (exploitation agricole) ma femme est victime d un burn out , elle est parti avec
    un homme de 54 ans (elle a 42 ans) qui lui a promis une meilleure situation
    professionnelle . Résultat elle se retrouve serveuse dans un restaurant, elle demande le divorce . Nous avions tout réussi , belle villa , 2 enfants épanouis,
    de l’argent, des amis , bref un réel bonheur de vie . Aujourd hui tout s’effrondre
    je déprime , mon garcon ne me parle plus , je vends mon entreprise car je n’y arrive plus. Après avoir lu tous ces témoignages, je me rends compte de ce que ma femme a pu subir, manque d amour d’un père absent , infidèle, isolement dans notre travail, notre fille qui part en pension ( syndrome du nid vide),épuisement professionelle,douleur musculaire du à un mouvement répétitif au travail,remise en question total de sa vie.
    La psychologue lui a dit , vous étes au moyen age il y a des solutions .
    Pour moi c est un échec et toute la famille en souffre

  2. Bonjour,
    Histoire de burn out qui a fini en divorce:
    Mon mari travaillait sur les plate formes pétrolières dans des conditions de vie très difficiles: éloignement, milieu confiné, dangereux: risques d’explosions, pression, travail posté en 2/12 en continu sur 28 jours plus les voyages un jour est rentré et a démissionné du jour au lendemain: après 30 ans dans la même entreprise question de survie: n’a pas pu exprimer verbalement sa souffrance: question d’honneur surement, tout allait bien disait il, il faut préciser que ce type d’entreprises échappe à toute législation française du travail, qu’il n’y a aucun suivi psychique et médical adapté ; je l’ai donc aidé à trouver du travail en France ou il n’avait jamais travaillé et dans le même domaine: rebouchage d’anciens puits par le biais d’une agence de « portage salarial », tout nouveau tout beau mais il a caché sa souffrance intérieure et il a du faire face à un deuxième choc: celui du choc culturel du retour: devoir s’insérer dans une réalité qu’il ne voyait qu’en intermittence à deux temps, il s’est retrouvé étranger dans son propre pays et a eu du mal à trouver sa place dans sa propre famille mais « tout allait bien’ disait il,il a recréé à la maison son propre enfermement avec lequel il a fonctionné pendant trois décennies: isolement sur la terrasse en situation dominante qui lui permettait de voir loin le regard rivé sur son ordinateur: comme sur la plate forme, ne faisait rien à part ses missions, dormait mal et peu, perdait du poids, avait une hyperactivité motrice, ne parlait pas, consommait 3 litres de café, 2 paquets de cigarettes par jour, en déplacement: wisky++ disait il , n’avait pas de relations sociales en dehors de son nouveau travail, j’ai emmagasinée sa souffrance inconsciemment
    sans pouvoir y mettre de mots dessus , il ne réagissait plus à rien: semblait être étranger émotionnellement à tout ce qui se passait autour de lui:( bac de son fils),au travail il l’appelaient à l’arrachée au dernier moment pour boucher les trous, je me suis sentie prise en otage, il est devenu agressif ce qui ne lui ressemblait pas , il a déchargé tout son mal être interne sur moi, je me suis donc isolée à mon tour et notre fils aussi puis j’ai eu des angoisses terribles, perte de poids, insomnies à mon tour: dépression, lui n’a jamais voulu consulter, Je me suis épuisée . Au fond du seau: il s’est mis à sortir la nuit, à s’alcooliser, puis il a dit qu’il voulait partir qu’il voulait une nouvelle vie: question de survie là aussi: fuite en avant, mais ne partait jamais épuisée, déstabilisée ,après cinq mois de menaces de départ, j’ai pris le dessus: je lui ai dit de prendre ses affaires et de partir, il s’est installé dans un studio : espace réduit et confiné comme la plateforme, il voulait divorcer et une moto!. Un an après j’ai demandé le divorce car je ne pouvais plus rien faire .
    C’est une histoire sordide, une véritable descente aux enfers ou j’ai beaucoup culpabilisé .
    Nous savons aujourd’hui qu’il n’a plus de travail, qu’il s’est endetté il y en a qui en ont bien profité. Lui qui était si sérieux, si droit.
    Des vies détruites et malheureusement il y en a beaucoup dans sa profession mais vous ne pouvez rien faire contre des multinationales basées. à l’étranger.

  3. Bonjour,
    Comme vous avez pu le signaler, c’est quand le mal est fait qu’on prend conscience des choses. J’ai 33 ans, j’étais restaurateur et effectivement toute ma vie j’ai travaillé comme un forcenet. J’ai senti une fatigue physique et morale il y à 3 ans déjà, ma compagne était partie, elle me trouvait trop dur, pas assez investi dans la relation. J’ai craqué, je suis allé voir le médecin , qui n’a pas diagnostiquer le burn out mais un chagrin d’amour accompagné d’un surmenage. Mais mon rythme de travail a été accentué, 80 à 90 heures semaine était de routine, les jours de repos inexistant, travail tout les jours. Les problèmes de chiffres d’affaire non atteins, difficulté financière, personnel qui ne venait pas travailler un jour sur deux, en retard constamment … Impossible de se reposer, ma compagne me réclamait de l’attention, de lui faire l’amour, de la prendre dans mes bras, la rassurer, elle était jalouse. Je dormais tres peu 6h à 7h par nuit d’un sommeil agité, douleur dans tout le corps, des crampes au dos me réveillais la nuit. je rentrais à 2h du matin et je courais dormir pour me reposer un maximum. Il est arrive a ma compagne de venir me voir à 02h30 du matin me poser des questions du style je te plais plus…Etc Mes réctions n’étaient pas comprises je lui disais, je suis fatigué, en répétant en boucle comme une machine, lui dire tu me casse les c….enfin…Je voyais qu’elle n’était pas heureuse de la situation et moi non plus d’ailleurs, j’ai donc arrêté mon activité professionnelle.
    Mais je me suis retrouvé sans rien faire du jour au lendemain, moi qui travaillé tout les jours comme un fou…Je n’étais pas bien, trouble de mémoire, négativité dans tout, pas envie de voir du monde, enguelade avec ma compagne, quasi permanente, ça a durée un mois et un jour elle est partie du jour au lendemain, je n’ai rien compris. helas, pour moi ça faisait un an qu’on avait emménagé ensemble, du coup elle m’a dit on n’est pas fait pour vivre ensemble, tu es trop dur je m’en vais, cela fait un an qu’on vit ensemble, je ne veux pas vivre cela.
    Alors oui j’avais conscience que je n’allais pas bien, toujours stressé, angoisser, râleur etc… Mais c’est par hasard que je suis tombé sur le burn out, j’ai fait plusieurs test sur internet, l’un d’entre eux m’a beaucoup touché, c’est exactement ce que je ressentais, je me suis mis à pleurer. J’avais enfin ressenti de la compréhension, je pouvais mettre un mot sur mon mal…
    J’ai essayé d’expliquer cela à ma compagne, lui dire tu vois ce n’est pas mon caractère mais une maladie qui était là…rien n’y fait elle ne veut pas revenir, elle croit que je cherche des excuses pour la récupérer, et reste figer, oui tu m’as mal parlé, ce n’est pas une maladie mais ton foutu caractère. Du coup, je me retrouve sans travail, sans famille, et bientôt sans logement. C’est dur à accepter pour moi qui est toujours travailler dur… J’ai quitté l’entreprise pour ma compagne et elle s’en va sans chercher à comprendre ni me croire.
    Je me sens abandonné, vide, incapable de me prendre en main et j’ai tout perdu, juste parce que je me suis donné à fond dans un travail, pour faire au mieux et surtout gérer les difficultés financières.
    Et oui, j’ai compris maintenant ce qui m’arrivait, mais trop tard…et comment arriver à rebondir, ça va être long et difficile, surtout que je me sens incompris des gens.

  4. Je suis entrain de vivre cela avec mon épouse. Nous avons vécu de magnifiques années en Asie (7 ans) où nous avons vécu avec nos enfants dans un cocon familiale idéal (nous avions une femme de ménage, une baby sitter pour nos enfants) ce qui nous permettait d’avoir notre vie de couple et de pouvoir profiter de nos enfants sans stress. De retour en France il y a 3 ans, mon épouse voulait retrouver une activité, elle a ouvert un commerce l’an dernier, depuis ce temps, petit à petit, notre relation s’est étiolée, ma femme était de plus en plus distante, un travail qui a ruiné notre vie de famille et notre couple. Elle a magnifiquement réagit il y a 2 mois en trouvant une employée qui lui permet de ne travailler que 3 jours par semaine. Malgré cela, elle est toujours distante vis à vis de moi: comme si elle était ailleurs…, je prends patience car elle est la femme de ma vie et que je l’aime. C’est en lisant cet article que je me suis rendu compte que son agressivité n’était pas que lié à ses remontrances vis à vis de mes défauts (elle était devenue très en colère par rapport à mes lacunes à la maison, que je ne gère pas les choses comme elle les aurait géré). Les disputes se font plus espacés, je la sens un peu plus sereine. Oui la distance affective me fait du mal mais j’attends, j’espère qu’elle redevienne ce qu’elle était, comme si ce foutu boulot m’avait enlevé celle que j’aimais. Je sais que cette épreuve nous liera de nouveau, j’espère aussi qu’il nous permettra d’être encore plus forts tous les 2. A celles ou ceux qui vivent ce moment, n’hésitez pas à bousculer les choses, si vous êtes forts mentalement: aidé celui qui se fait emporter par le burn-out, c’est important que vous soyez là pour lui/elle. Courage à celles / ceux qui sont devenu(e)s les otages de cette maladie, car oui c’est une maladie dont on parle.

  5. Bonjour,

    Je vais vous raconter mon histoire:mon mari s’est barré, il ne me supportait plus, je suis en burn out (ma prise de sang a bien révélé la grosse carence de cortisol) c’est difficile qd on est hyperactif. Mon mari lui a tjs été fainéant, ce n’est rien je faisais tout pour 2 et surtout pour nos 2 enfants. (mon job, le ménage, la bouffe, le linge, et même les travaux de bricolage: peinture, jardin) et je trouvais encore de l’énergie pour faire du sport!
    En 2 ans ma santé a commencé à décliner, j’ai dû m’arrêter de travailler (temporairement): 20kg en plus (sur 2 ans à peine), je ne pouvais quasi plus marcher (mal aux pieds) ni lever les bras plier les mains, maux de tête, épaule, nuque même des problèmes ORL m’empoisonnaient la vie, impossibilité de me concentrer, fini je n’étais plus la même. Ma mari a préférait fuir car je lui demandais de l’aide que je ne recevais pas et qui me rendait encore plus mal voir agressive. Pour conclure : il faut pouvoir accepter cet état, être patient, ne pas culpabiliser les tentations sont là (le mari qui vous juge). Votre article est à offrir aux vrais couple ceux qui vivent ensemble main ds la main et vont dans la même direction. Courage à ces couples …

  6. Bonjour,
    Je viens de vivre sans m’en rendre compte les conséquences du burn out de mon mari qui vient de détruire notre famille en un coup de « calgon ». Je l’ai vu changer petit à petit, irritabilité, insomnies…il a toujours beaucoup travaillé mais il se plaignait de plus en plus de ses clients…de ses collègues… et du jour au lendemain, il m’annonce qu’il veut divorcer et me rend coupable de tout!! de tout son mal être, de ses heures de boulot (c’était pour moins me voir), de son inexistance dans notre vie de famille…la phrase qui revenait tout le temps de notre entourage suite à ce pétage de plomb, c’est « je ne le reconnais pas », moi, non plus, je ne le reconnais pas…cela fait 2 mois, il m’a demandé de partir le plus vite possible de notre maison et dit à tout le monde que je l’ai quitté…il est dans le déni total mais est sous anti dépreseurs maintenant, car son patron lui aurait demandé de voir un medecin (chose que j’ai faite à maintes reprises mais il me riait au nez en me disant qu’il n’avait pas de problème).
    En une semaine, il met en vente notre voiture, notre maison et a signé un compromis de vente pour sa future maison. J’ai cru qu’il était avec quelqu’un mais non il est tout seul…il fait tout pour que je cuplabilise, c’est très difficile de garder la tête hors de l’eau malgré tout, malgré mes sentiments envers cet homme avec qui j’ai vécu 11 ans, nous avons eu une fille et une belle vie de famille. tout est détruit maintenant et je ne comprends toujours pas ce qui m’arrive….
    comment aider quelqu’un dans le déni total??

  7. j ai vraiment besoin qu on m aide car ma vie est partie en eclat,au mois de septembre mon mari a commencer a parler de suicide qu il ne valait rien qu il n arrivait plus a avancer avant ca a part une grosse fatigue et des douleur un peu partout avec moi tout aller bien il etait vraiment tres tres proche de moi et a partir de la en un mois il a commencer a me dire qu il étouffait qu il avait besoin d air le medecin generaliste l a enormement questionner jusqu a ce qu il se mette a pleurer comme un bebe et il l a diagnostiquer en burn out bien sur mon mari est dans le deni total donc aucun traitement ,maintenant plusieurs mois apres il a completement changer de personnalite agressivite cynisme mechancete il ne vit que dans le negatif il fait remonter tout ce qui a pu le contrarier durant nos 31 ans de mariage il a demander le divorce et continu a m en vouloir comme si c etais moi qui etait partis je ne comprends plus rien a ce qui se passe dans sa tete car il ne veut plus me voir ni m entendre au telephone juste quelque fois en texto, si je l appelle…. rarement… il bafouille il a du mal a me repondre correctement je precise qu il n est pas partit pour une femme car il souffre d impuissance depuis 10 ans sans qu il n est jamais voulu se soigner mon histoire est un peu longue mais je pense l avoir perdu et je ne comprend pas pourquoi est ce réellement un burn out? je precise qu il a de grosses responsabilités au boulot et qu on lui en demande de plus en plis et d apres lui il n arrivait plus a gerer le travail et la maison donc il a choisi…..

  8. Apres 26 années à essayer de réussir mon parcours professionnel contrairement à mon parcours scolaire (cadre dans une PME sans être allé au bac), j’ai vécu les 3 dernières dans une situation de plus en plus dramatique avec des objectifs tirés vers le haut et des résultats vers le bas.
    Il fallait que je sois à la hauteur pour ma reconnaissance personnel et l’estime de moi, alors j’ai donné sans compter (pas seulement les 3 dernières d’ailleurs).
    Au point de donner pour rien, à me débattre pour dénouer les « nœuds » qui se présentaient à moi au quotidien, à s’agiter dans tout les sens pour finalement être loin des objectifs.
    Mais plus tu cherches à dénouer une pelote de laine dans la précipitation, sans réflexion ni organisation, plus le nœud se resserre autour d’elle.
    Comme dans les sables mouvant, plus tu te débats et plus tu t’enfonces.
    J’acceptais les nouvelles missions qui m’étaient confiées (alors que je n’arrivait déjà pas à gérer celles qui m’incombaient) pour garder l’estime et la confiance de mes supérieurs….. Et ne pas perdre la face vis à vis d’eux……
    Je faisais part de temps à autre à ma direction des difficultés rencontrés et des organisations à prévoir pour fluidifier le travail , le rendre plus serein et donc plus efficace……Sans écoute attentive et prise de conscience de la nécessité de revoir le fonctionnement.

    Je parle au passé car depuis septembre 2013 j’ai finis par allé voir le médecin qui a diagnostiqué un burnout avéré.
    Ce n’était pas la 1ere fois que je le voyais, à chaque consulte il m’alertait sur mon état de santé et préconisais de m’arrêter un peu.
    Ce que je n’ai jamais fait… Ben oui, il faut que j’assure mon poste.
    Que va t il se passer quand je ne serai pas là??? Quelle charge de travail je vais trouver à mon retour??? Que vont penser de moi mes supérieurs??? Il faut que je montre l’exemple à mes collaborateurs, montrer que je suis fort, que le capitaine ne quitte pas le navire….
    Et bien le capitaine à quitté le navire voire même sombré dans les profondeurs malgré lui.

    Depuis et après 9 mois d’arrêt de travail, j’ai été licencié (en accord avec la direction).

    Alors, je ne revis pas encore, difficile à bientôt 50 ans de retrouver un poste, mais je ne suis plus au contact des difficultés qui m’ont amenés au burnout.

    Je ne dis pas de quitter votre emploi, la période d’inactivité et de recherche d’emploi est très difficile également pour l’estime et la confiance en sois.
    Mais surveillez-vous, détectez les moindres signes annonciateurs de burnout et prenez du recul, lâchez prises, faites vous aider, insister auprès de vos supérieurs pour qu’ils prennent en compte vos difficultés, parlez en à vos délégués
    Il n’y pas de honte à montrer ses faiblesses, bien au contraire, nos faiblesses font nos forces.

    Et préservez-vous des difficultés familiales qui peuvent en découler…..
    Parlez…..

    Je n’ais pas su le faire……

  9. Bonjour,
    Mon conjoint me semble bien parti pour un burn-out, mais contrairement à tout ce que je lis, il a la sensation que le seul endroit où il se réalise et le travail en conséquent c’est nous à la maison qui subissons sa fatigue, son stress et ses sautes d’humeur. J’avoue être un peu perdu mais surtout complétement affolée de voir que s’il reste dans le déni nous n’en sortirons peut-être pas …

  10. Je trouve vos échanges enrichissants « éviter le pire tant qu’il est encore temps ». La vie ne s’arrête pas au monde du travail qui est un moyen de subsister et alimentaire dirons-nous. Je vis actuellement une situation proche du Burn Out, j’ai tenté plusieurs méthodes sans succès, la peur l’angoisse la dévalorisation 3 mots qui me hantent jour et nuit sans compter le chef de service pervers depuis plus d’un an et demi. Impossible de changer de poste car je me sens nulle et incompétente (enfin ce que le chef de service sous entend…faisant passer ses incompétences sur les autres et bloquant la progression) j’ai perdu la confiance en moi. L’an passé ma famille en a subi les conséquences désastreuses de mon mal être, avec force de caractère j’essaye de survivre à cette situation d’otage. A part s’arrêter en maladie ce qui n’est pas forcément la solution aucune porte ne s’ouvre hormis dans ce système archaïque de la fonction publique hormis un poste que j’ai refusé dernièrement volontairement ressemblant plus à une mise au placard définitive…Voilà je vous souhaite à tous bon courage dans ces moments difficiles et surtout ne jamais baisser les bras et essayer de trouver des palliatifs hors travail sans arriver à prendre des antidépresseurs qui ne font que masquer le problème. Au plaisir de vous lire.

  11. Malheureusement oui. on est tellement mal qu’on se raccroche à la moindre bouée ou à ce que l’on perçoit comme un peu d’oxygène. Votre mari est certainement très mal. Il va vous falloir vous armer de patience et de force pour le soutenir. Surtout gardez le dialogue avec lui- même si je sais que cela ne va pas toujours être facile pour vous. Force et patience. amicalement. Karine

  12. Quoi comprendre?
    Mon mari est en bourn out et a eu une liaison de 3 semaines. Cette liaison le sortait de son travail, il était plus léger, il ne pensait plus.
    Il m’a avoue cette dernière et la stoppe. Il suit une thérapie.
    Ce qui me tourmente:
    L’homme que j’ai en face de moi ne me parle que de son travail, n’est ni heureux ni léger, cynique, plus amoureux comme avant. Il me dit que je suis la femme de sa vie mais m’est pas heureux alors qu’avec sa maîtresse la vie était plus légère malgré le bourn out.
    Peut on oublier a ce point les gens qu’on aime?
    Merci.

  13. Bonjour

    Je suis tombée par hasard sur ce blog et vos témoignages me font me poser tant de questions.
    En janvier 2013, j’ai eu un gros coup de fatigue lié clairement à une surcharge dans mon travail. Une de mes collègues m’a dit à l’époque « Fais gaffe à toi, on a vraiment peur que tu fasses un burn out. Prend des vacances ».
    J’ai pris 2 jours et je suis retournée travaillée à fond. J’avais du mal à couper avec la maison et mon mari me le reprochait car il me disait que je ne connaissais pas mon nouveau patron et que ses promesses seraient peut être vaine… Et en plus, cela prennait sur notre temps perso avec les enfants.
    Quelques mois après vers juillet 2013, je me suis rendu compte qu’il n’avait tenu aucun de ses engagements oraux et qu’il ne les tiendrait pas et qu’il m’avait en plus manipulé vis à vis de mes collègues. Malgré cela, je continuais à me donner à fond dans mon travail.
    Petit à petit, je me rend compte que je suis de plus en plus fatiguée, je ne dors plus sans faire des cauchemars dans lequel mon patron est souvent présent d’une façon directe ou indirecte, je suis irritable au possible et surtout avec mes enfants, je n’ai gout à rien, je n’ai plus l’impression que mon travail ait un sens mais je me tue à continuer à le faire, je me sens vidée, je me lève aussi fatiguée que je me couche et je ne supporte plus rien. J’aimerai finalement dormir des heures durant.
    Je fais partie de ces gens qui ont toujours été féliciter de leur travail scolaire et j’avais cette impression que de bien travailler, on m' »aimerait » mais c’est la première fois que je me rend compte qu’il existe des personnes suffisamment narcissiques, mythomane, menteuse et manipulatrice pour vous utilisez et vous manipulez sans scrupule.
    J’ai conscience que je vais pas bien et que ma situation professionnelle m’est destructrice mais j’ai le sentiment qu’allait voir le médecin lui raconter mon mal-être me rendrait faible et incapable de gérer. Pour autant, je ne gère rien comme il faut actuellement au boulot et à la maison aussi… De plus, je n’aime pas mon médecin, je n’ai pas confiance en elle, elle me fait peur…
    Je n’arrive même plus à faire faire les devoirs à mes enfants car je n’arrive pas à avoir la patience pour les aider. Et mon petit de 3 ans finit vite puni au lit. Et je sais que c’est pas bien ce qui me fait culpabiliser et me dire que je suis une mauvaise mère.
    Un vrai cercle vicieux….
    Pensez vous à un burn out comme le craignait une ancienne collègue ou tout simplement à une baisse d’efficacité?

  14. Bonjour Stephane,

    Votre situation est bien difficile semble-t-il! Il faut vous occuper de vous dans un premier temps, consulter un médecin et ensuite vous faire accompagner (coach/thérapeute). Il faudrait que votre compagne fasse de même. Les signes que vous évoquez vous concernant tous les 2 peuvent être liés au burn-out mais aussi à d’autres choses. Donc il faut consulter. L’accompagnement est très important ne faites pas l’impasse dessus. Cela vous permettra de faire le point et de reprendre la situation en main tant professionnellement et que pour votre vie de couple. Courage à vous. Amicalement Karine

  15. Je viens de me séparer avec ma compagne et je pense qu’elle est en burn out depuis un moment mais je n’arrive pas a le faire comprendre a sa mère qui m’a tout reproché car moi meme en début d’année j’ai eu du stress au travail mais me suis pas arreter juste soigné. On me dit que je l’insultai continuellement depuis debut année et que j’étais méchant. Mon problème est que ou c’est vrai ou je suis amnésique complet. Depuis un an elle ne fait que parler travail sa chef sa chef et sa chef matin midi soir et en parlant avec ma famille elle va fumer avec ma belle soeur et elle parle travail a l’apéro chez mes parents travail chez sa mère travail de partout. A ce jour je l’ai renvoyé chez sa mère car tout me retombe dessus et je comprends plus rien.Elle passe depuis un an ces nuits a jouer a la belote ou d’autre jeu jusqu’a 1 2 ou 3h du matin et des week end 5h. Elle est parti chez un type il y a 3 mois et revenu et reparti et revenu et je me suis fait insulter comme quoi je n’avais qu’a fermer les yeux crise de la quarantaine « sa mère ». Elle me dit a tour de bras qu’elle s’en fou de tout boulot de sa vie personnelle ….
    De mon coté plus énervé au boulot oui suite a mauvais coup de 3 collègues vis a vis de moi mais passé maintenant et ma famille n’a vu aucun changement comportemental de ma part. Je voudrais savoir si j’ai en parti raison ou si je dois allé moi me faire soigner je suis très inquiet.

  16. Bonjour Fabrice et bienvenue,

    Tu soulèves un excellent point qui est celui de notre culture plutôt accès sur le curatif que sur le préventif. Il faut avoir craqué pour avoir le droit de ressentir la légitimité d’être mal. La culture qui consiste à apprendre aux gens « à ne pas s’écouter », à aller toujours au delà de ses limites, du toujours plus mais pas toujours mieux, quantitatif versus qualitatif. En matière de burn out la limite physique se pose très vite, quand ton organisme répond aux abonnés absents il n’y a même plus de répondeur et quand le psychisme est mis trop lourdement à l’épreuve la vie de famille mais aussi la vie tout court peut-être en jeu. Effectivement notre culture est celle du curatif mais les circonstances nous rappellent quelques fois que les priorités n’étaient pas les bonnes. Karine

  17. Sylviane,

    je comprends exactement ce que tu veux dire:) j’ai moi-même été ce type de « superwoman » super boulot, 400kms/heures, dix choses en même temps jusqu’au jour ou plus rien! la lumière s’est éteinte et alors là, « superwoman » ou pas c’est la descente aux enfers. Quand on sait reconnaître et voir les symptômes et changements de comportements on peut identifier que les choses sont en train de se dégrader et mettre des actions en place pour prendre soin de soi. Tout cela est très mal connu et je souhaite à travers ce blog notamment partager le plus d’informations possibles. Prévention, prévention….:) je passe aussi sur le côté encore tabou du burn out – une idée pour un prochain article 😉

  18. Hannah,

    Il est vrai que notre éducation joue un grand rôle dans les choix de vie ou de comportement que nous pouvons faire. Pour autant en situation de burn out quand le corps lâche d’avoir trop donné, trop subit, trop souffert la question s’éclaire souvent sous une autre lumière et les remises en question sont souvent très profondes. Karine

  19. Bonjour Karine,

    En fait je rebondis un peu sur ce que disait Sylviane. Je pense qu’on ne nous apprend pas dans cette société, à dire quand ça ne va pas. D’ailleurs, quand on dit « ça va ? » à une personne en guise de bonjour, on s’attend rarement à ce qu’elle nous réponde « non ».

    Donc se sent-on vraiment le droit de dire qu’on en peut plus et d’envoyer bouler nos responsabilités ? Pas sûr… On attend malheureusement le dernier moment, le crash avant de se soigner, un peu comme on attend d’avoir mal aux dents pour aller chez le dentiste.

    Et la première difficulté est peut-être de s’avouer que ça ne va pas…

  20. Bonjour Karine,
    Tu décris bien la spirale infernale du stress et du burn out.
    malheureusement tout le monde n’est pas sensible à ces arguments au point de changer. La raison est l’embrigadement de l’enfance.
    Certaines personnes ont été nourries à je t’aime parce que tu travailles bien.
    il est logique que, adulte elles continuent à se tuer au travail puisqu’une association positive a été faite avec trop de travail.
    Le problème c’est que dans une vie d’adulte c’est le contraire qui se passe.
    L’affection vient des humains, pas du travail accompli!

  21. Bonjour Karine,
    Je reçois très régulièrement à mon cabinet des personnes qui ont fait un burnout et les conséquences sont souvent dramatiques.
    C’est pourquoi j’en parle très souvent dans les formations anti-stress que je donne en entreprises pour les prévenir de faire ce qu’il faut avant d’en arriver à ces extrémités.
    Merci de ces infos qui en aideront plus d’un !
    Prends soin de toi
    Luc Mister NO Stress

  22. Bonjour Karine

    Le burn-out a cela de commun avec le stress c’est qu’il fiche en l’air notre vie de famille et pas seulement

    Le tout est de se rendre compte notre état et parfois je crois que ni nous ni les autres ne s’en aperçoivent sauf si nous tombons complètement , les enfants pensent que nous sommes super excités et sans patience mais pour les femmes type « superwoman » il est impensable de se déclarer en burn -out ou dépression tu ne crois pas ?

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