Gestion du stress: niveau maître Jedi

Grace à l’article de la semaine dernière vous avez pratiqué la pensée positive (dur pour les schtroumpfs grognons), vous avez exprimé vos émotions (pas que la colère, espérons le), et identifié vos prédispositions au stress (faire 10 choses en même temps n’est pas vraiment reposant vous en convenez maintenant, bravo !)), il est grand temps de passer à l’étape supérieure avec 4 nouveaux conseils à mettre en pratique dès que vous aurez lu cet article.

 4.       Prenez du recul

 Lorsque votre stress augmente, vous en oubliez facilement vos vrais centres d’intérêt, vos projets, vos envies, bref, ce pour quoi vous souhaitez vraiment vivre. A leur place, il n’y a plus que routines, obligations et interdits.

 Accepter ce constat est déjà un grand pas ! C’est lui, le 1er, qui coûte le plus… mais c’est aussi lui qui est essentiel. Il vous mènera tout droit vers une prise de recul indispensable pour vous libérer de ces contraintes. Pas de toutes, bien sûr. Mais vous pourrez au moins faire le tri pour en mettre certaines de côté et décider de procéder parfois différemment. Votre niveau de stress devrait baisser considérablement… et votre épuisement professionnel, s’éloigner.

 5.       Ouvrez-vous au changement

 Non, votre situation (professionnelle) et votre état (de stress) ne sont pas définitifs !

yoda

C’est parfois par le changement qu’arrive le salut. Si vous vous sentez mal dès que l’on vous parle de votre travail, si vous vous réveillez stressé(e), si vous en avez assez de vos collègues, de la machine à café et même de votre photocopieur, il est grand temps de prendre les choses en main : pour lutter contre le stress, changez tout !!! De boulot et de métro. Quant au dodo, à vous de voir.

Trop délicat de claquer la porte au nez de votre boss ? Faites déjà du ménage dans vos priorités (et, au passage, dans les siennes !) et assouplissez votre routine : organisez des soirées entre copains (et sans enfants), partez en bord de mer pour quelque jours avec votre meilleur(e) ami(e) pour y retrouver vos 15 ans, visitez enfin le musée qui vous fait de l’œil depuis si longtemps… Allez, encore un effort, vous y êtes presque.

 Cette ouverture à la nouveauté et à l’inhabituel vous apportera, c’est sûr, une bonne dose de joie de vivre.

 6.       Développez des attentes et modes de fonctionnement plus réalistes

 L’exigence envers soi-même, c’est bien. Mais ne vous en demandez-vous pas trop ? En proposant, à vos clients, des délais un peu plus longs, les perdriez-vous forcément ? En renonçant à l’organisation d’une enième réunion, renonceriez-vous à de vraies avancées sur le sujet ? En remplaçant un déplacement par une visioconférence, feriez-vous une croix sur votre pouvoir de conviction ?

 Allez, avouez que vous pourriez vraiment gagner quelques heures chaque semaine, si seulement vous le décidiez. Alors… décidez-le !

 7.       Dépistez vos auto-dévaluations

 Dernier conseil, mais non des moindres : transformez vos « auto-dévaluations » en auto-évaluations objectives. L’idée n’est pas de gommer toutes vos éventuelles erreurs, loin s’en faut. Il s’agit plutôt de vous rendre apte à une analyse réaliste de vos faits et gestes.

 Au lieu de porter le poids et les incohérences du monde sur vos épaules, vous saurez ainsi séparer ce qui peut vous être attribué (le positif comme le négatif) et ce dont la responsabilité ne vous incombe en aucune manière.

 Un tri dans vos stress, en quelque sorte ! Et un beau moyen de narguer le burn-out tapi dans l’ombre.

à votre service
Karine

2 réflexions au sujet de « Gestion du stress: niveau maître Jedi »
  1. Bonjour Val,

    Quelques fois se sauver est la meilleure stratégie à mettre en oeuvre. Elle n’est pas toujours juste mais on peut aller chercher justice dans un second temps si on l’estime nécessaire. Le plus important est la sauvegarde de sa santé psychique et physique. Bon courage à vous. Karine

  2. quand on a essaye beaucoup de choses, beaucoup souffert, essaye une reelle remise en cause alors que le management en place est mal forme et pratique les injonctions contraires ainsi que la discorde, il n’y A RIEN A FAIRE à part, sauver sa peau. même le travail social est touché alors qu’on est là pour AIDER LES AUTRES! c’est dramatique.Alors je vais me sauver au sens premier et partir en facturant au prix fort avec les instances, la médecine du travail et l’inspection du travail.Grace à la vie, la déléguée syndicale est mon amie et ça vaut de l’or.Quoi qu’on en dise, les syndicats restent le seul contre pouvoir qui pèse un peu dans la balance.Ne restez pas à subir, il y va de votre âme!

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