Stress

Comment définir le stress?

Le stress se définit comme « une contrainte non spécifique sur le corps causée par des irrégularités dans son fonctionnement normal. Il s’agit du Syndrome Général d’Adaptation, qui correspond aux réactions à court et à long-terme de notre corps face au stress. Lorsque l’on perçoit quelque chose de stressant, il se produit une série d’événements biologiques. Il en résulte la sécrétion d’hormones du stress, tels l’adrénaline et le cortisol. Hans Selye est à l’ origine de la 1ère définition du stress.

Les réactions au stress et aux stresseurs sont spécifiques et peuvent être complètement différentes d’un individu à l’autre. Face au stress nous ne réagissons pas tous de la même façon.

Il existent 2 mécanismes spécifiques: le stress aigu et le stress chronique

Le stress aigu est celui que l’on ressent en situation de danger immédiat. Il nous fait réagir brusquement pour gérer un état d’urgence. Ce type de stress n’est pas mauvais, puisqu’il stimule la sécrétion d’hormones qui aident à réagir correctement pour se protéger (en luttant ou en fuyant) devant un risque immédiat.

Le stress aigu découle de situations ou d’événements subits que l’on a conscience de mal maîtriser, et qui soit impliquent des éléments d’imprévisibilité et de nouveauté, soit nous menacent directement.

Le stress chronique est la conséquence de l’exposition prolongée et répétée à des situations qui font sécréter les hormones du stress. Ce type de stress est préjudiciable à la santé : à la longue, il affaiblit, et peut même mener à l’épuisement de l’organisme donc au burn-out.

Stress au travail

Qu’est-ce que le stress au travail?

Le stress au travail est définit par l’’Agence Européenne pour la sécurité et la santé au travail comme « un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face. »

En situation de travail chaque individu ne réagit pas comme son collègue face à un même stresseur. Les réactions au stress différent d’un individu à l’autre selon la façon dont nous analysons et percevons l’écart entre nos capacités à pouvoir résoudre la situation et la situation elle-même . L’analyse se fait selon la grille suivante:

  • Le contrôle de la situation. Si le contrôle est faible alors la personne à le sentiment que la situation lui échappe! Elle a l’impression de manquer d’emprise sur les évènements. Exemple : Alors qu’elle est déjà en retard à une réunion, elle se retrouve coincée dans un bouchon.
  • L’imprévisibilité : L’intéressé(e) est confronté(e) à une situation inattendue ou est dans l’impossibilité de prévoir ce qui se passera dans un avenir plus ou moins proche. Exemple : Une réorganisation est annoncée subitement et/ou pendant des mois on ne sait pas comment son poste va évoluer ou s’il va être supprimé.
  • La nouveauté : La personne doit faire face à un évènement ou à une manière de faire, de raisonner, d’appréhender les choses qu’elle ne connait pas. Exemple : Un nouveau supérieur hiérarchique souhaite imposer des méthodes de travail qui ne lui sont pas familières.
  • L’Ego menacé : Les capacités de l’intéressé(e) sont remises en question et son ego est directement touché. Exemple : On lui pose des questions sur sa manière de travailler ou de gérer une situation. Lui se sent comme attaqué.

Ces éléments, additifs, se renforcent les uns les autres : plus on trouve d’ingrédients réunis par une situation, plus celle-ci est vécue comme stressante par l’individu et plus le risque de burn aout s’accroît.

Burn-out symptômes

Quels sont les symptômes du burn-out?

Les symptômes du burn out se classent en 5 catégories de symptômes qu’il faut identifier et diagnostiquer. Ils peuvent ne pas être tous présents en même temps.

–   Les symptômes physiques/somatiques. Ce sont les symptômes les plus simples à identifier : fatigue physique qui s’installe dans le temps et devient chronique, troubles du sommeil, mal de dos, migraines à répétition…

 –   Les symptômes émotionnels. Ils se traduisent par des difficultés à moduler la gamme des émotions (crise de larmes ou colère noire pour une broutille), une forte fatigue émotionnelle (vous n’avez plus goût à rien, plus d’envies), une propension à être irritable et à développer un sentiment de frustration, d’échec personnel.

 –   Les symptômes interpersonnels. Il s’agit des symptômes liés aux réactions vis-à-vis de votre entourage : tendance à l’isolement, désengagement et refus de participer à la vie de l’équipe, agressivité, attitude méprisante et cynique.

 –   Les symptômes comportementaux. Il s’agit des symptômes liés à des changements de comportement ou à des comportements inhabituels pour vous : démotivation, baisse du niveau de performance et du rendement, insatisfaction généralisée au travail, désinvestissement sur le plan professionnel.

 –   Les symptômes psychiques. Il s’agit d’un sentiment de fatigue intellectuelle, d’inefficacité personnelle, d’essoufflement, d’usure. Les difficultés de concentration et les pertes de mémoire n’aident pas à la prise de décision, qui devient laborieuse. Les symptômes psychiques engendrent de l’anxiété et se transforment parfois en véritable souffrance voire détresse psychique, qui peut éventuellement conduire à des pensées suicidaires.

Bore-out

Qu’est-ce que le bore out?

Le bore out, de l’anglais “to bore”, qui signifie s’ennuyer, se caractérise par le manque de défi dans son travail, le désintérêt et l’ennui.

Selon Peter Werder et Philippe Rothlin, 15% des employés de bureau souffriraient, dans leur travail, d’un manque de stimulation et d’un ennui tels qu’ils en deviendraient malades. Le bore-out engendre les mêmes symptômes que le burn-out.

L’ennui et le manque de stimulation intellectuelle sont les stresseurs principaux et récurrents constatés.

Le bore out est souvent associé avec la perte de sens dans son travail bien que cela ne soit pas la seule dimension qu’il recouvre. Le « ce que je fais n’a pas de sens.. ça ne sert à rien… à quoi bon tout cela » domine le discours de la personne en bore out.

Le manque de stimulation est source de désintérêt et donc de baisse de motivation et de performance. Parce que tout devient ennuyeux, on commence à faire des erreurs pour des choses que l’on faisait avant très facilement  car on y prête plus la même attention.

Burn-out maternel

Qu’est-ce que le burn-out maternel?

Le burn out maternel se caractérise tout comme l’épuisement professionnel, par un état de fatigue à la fois émotionnel et psychique, un manque total d’énergie. Au fil du temps s’installe une attitude négative ou détachée vis-à-vis des « stresseurs », qui se trouvent être les enfants, le conjoint, la famille et l’environnement proche. Le burn-out maternel ne se différencie pas, dans ses symptômes, du burn-out professionnel.

Le burn out maternel est encore plus méconnu que l’épuisement professionnel. Pourtant il concerne de nombreux parents et spécifiquement les femmes. Il reste très tabou notamment chez les mères qui ne travaillent pas et qui s’occupent de leurs enfants à plein temps. Les sentiments de culpabilité et de honte sont les sentiments qui dominent pour ces mères qui craquent et qui n’arrivent plus à faire face.

Les causes le plus souvent identifiées sont:

  • les doubles journées de travail et la surcharge de travail
  • Un manque de reconnaissance de la part du conjoint
  • Un non épanouissement dans le rôle de mêre au foyer
  • le manque de soutien et de partage des taches ménagères de la part du conjoint
  • l’isolement et le manque de soutien social
  • une construction identitaire basée sur le modèle de la « mère parfaite »
  • un surinvestissement dans le rôle maternel au détriment de soi

Burn-out syndrome

Qu’est-ce que le syndrome du burn out?

Le syndrome du burn out est caractérisé par un état de fatigue, et d’épuisement physique, des sentiments d’impuissance et de désespoir, un assèchement émotionnel et par le développement d’une perception de soi négative et d’attitude négatives envers le travail, la vie et les autres personnes

Le burn-out ou épuisement professionnel est l’une des formes de souffrance au travail. Il rentre dans la catégorie des risques psychosociaux. Il est considéré comme l’aboutissement d’un état de stress intense, régulier et de longue durée devenu chronique.

En 1974 Herbert Freudenberger, dans un article fait la première description du burn out suite aux constats qu’il a pu faire dans sa propre clinique:
« Les gens sont parfois victimes d’incendie tout comme les immeubles ; sous l’effet de la tension produite par notre monde complexe, leurs ressources internes en viennent à se consumer sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte »

C’est Christina Maslach et Michael P.Leiter qui quelques années plus tard posent les bases du syndrome tel qu’il est défini aujourd’hui l’articulant autour de 3 dimensions :

  • l’épuisement émotionnel,
  • la dépersonnalisation
  • la diminution de l’accomplissement personnel.