Libido à zéro ? Un symptôme de burnout…

Burnout et libido: un symptôme qui se cache sous les draps

Je commencerai ce billet par une question des plus directes… et qui devrait être des plus simples : de quand date votre dernier rapport sexuel ? Si vous vivez en couple et que vous commencez à réfléchir, si vous aimez votre conjoint mais que le désir s’est fait la belle, peut-être devriez-vous également vous pencher sur d’autres questionnements. Ce billet a pour (modeste mais peut-être salutaire) ambition de vous proposer quelques pistes, d’analyse et de solutions…dont celle du burnout!

Etat des lits… euh… état des lieux

La routine. C’est bien connu, elle gagne les couples les plus amoureux, ceux qui avaient l’impression qu’une vie entière ne leur suffirait pas à se découvrir. C’est celle qui vous laisse comme un goût amer, celle qui vous dit « Je te tiens, toi aussi », alors que vous pensiez être plus fort qu’elle. C’est celle aussi que vous oubliez un instant sur l’oreiller quand, tout contre l’Amour de votre vie, vous vous souvenez du corps de l’autre. Et qu’il vous fait envie… au moins de temps en temps.

Mais si à la routine s’ajoute le stress, si au stress se mêle la fatigue, et si la fatigue se fait complice d’un mal-être de plus en plus oppressant, votre vie sexuelle s’enraye immanquablement. Un petit regain d’appétit 1x par mois. Puis plus rien. Plus rien du tout. A plat, vous dis-je.

La faute à quoi ? A votre corps qui, sous l’effet du stress et de manière très physiologique, se contracte, avant d’éprouver le besoin d’un relâchement complet engendrant, lui, une irrépressible envie de dormir plutôt que de faire des galipettes. Avec vous, c’est donc le Kama Sutra qui s’endort.

La faute, aussi, à votre cerveau : trop préoccupé par vos problèmes personnels ou votre stress du boulot, il ne fait plus le sien… incapable désormais de vous laisser penser à autre chose. Incapable de faire une place, notamment, à votre libido.

L’absence de désir sexuel semble finalement, au vue de ces analyses, assez logique… le risque étant de se faire une raison et de ne pas détecter, en sa présence, quelque chose de plus grave : un début – ou une confirmation – de burnout. Et oui : la libido zéro est bien un symptôme de burnout. Mais il faut y penser. Un symptôme bien insidieux, d’ailleurs, puisqu’il découle alors non seulement directement du stress (puis de la fatigue) auquel est soumise la personne, particulièrement dans son milieu professionnel, mais également d’un autre symptôme de burnout : la baisse de l’estime de soi.
Stress → Burnout → Baisse de l’estime de soi → Anéantissement de la libido, mais aussi Stress → Burnout → Fatigue chronique → Envies sexuelles enterrées, gloups!

Une exécution en règle de votre sexualité, donc, tant sur le plan psychique que physique.

Réagissez !

  • Etape n°1: Prenez conscience du problème le burnout est là !

S’avouer que l’on n’a plus de vie sexuelle n’est pas chose aisée. Reconnaître que cela pourrait être lié à un burnout (épuisement professionnel) l’est encore moins. Mais c’est, pourtant, indispensable.
Or la sexualité reste quelque chose d’éminemment intime, de l’ordre de la vie – très – privée. Pas étonnant, alors, que le sujet ne soit jamais clairement abordé en entreprise, pourtant souvent responsable de nos pannes érotiques.

burnoutPour une prise de conscience, reste donc votre conjoint. Un élément d’analyse relativement sûr, finalement… le plus sûr, d’ailleurs, en ce qui concerne votre vie sexuelle – à moins que vous ne cumuliez les aventures extraconjugales, mais il s’agit là d’une toute autre problématique !
Il (elle) vous trouve fatigué(e), tristounet(te), irascible, et vous fait surtout remarquer que vous refusez toutes ses avances depuis des mois : il y a de quoi, après avoir lu ce billet, vous poser de sérieuses questions.
Le cas échéant, donc, posez-vous les !!! Les autruches, coincées la tête dans le sable, ne vont jamais très loin.

  • Etape n°2 : Souvenez-vous que vous pourriez avoir une vie sexuelle !

Vous êtes tellement stressé que vous avez oublié jusqu’à la saveur d’une caresse.
Un baiser ? On fait comment, déjà ? Un orgasme ? Mais c’est quoi, ça ? Vous avez su, pourtant. Etait-ce dans une autre vie ?

Et si vous forciez votre cerveau au souvenir… Si vous l’obligiez à reconsidérer la possibilité de plaisirs charnels… Si vous lui imposiez la lecture de nouvelles érotiques, seul(e) ou à 2…
En somme, au lieu de vous laisser sans cesse dominer et bousculer par de trop encombrantes pensées, reprenez le dessus et faisant fonctionner, de manière consciente, votre imaginaire sexuel.

Un moyen comme un autre pour vous remémorer ce que vie sexuelle signifie. Et, surtout, vous redonner l’envie d’en avoir une… en luttant au passage efficacement contre votre burnout.

  • Etape n°3 : Recentrez-vous sur votre couple !

Indispensable : pour quelques temps, faites passer votre couple avant votre vie professionnelle. Etre consciencieux au boulot, c’est bien. Mais que ferait votre patron d’un manager dépressif (car après le burnout, c’est la dépression qui vous guette…) ?

Organisez – même si cela vous est a priori difficile tant le poste que vous briguez en ce moment risque de vous échapper ! – un dîner en amoureux avec votre moitié, prenez des billets d’avion pour un week-end à 2 ou, tout simplement, regardez votre conjoint(e) : son regard rieur, les courbes de ses hanches, le galbe d’un sein ou ce grain de beauté si bien placé qu’il vous faisait, autrefois, tant fantasmer… Et ce dos si musclé… pourquoi ne plus le voir, mesdames ?

Aux femmes qui s’oublient, je me permettrais de conseiller un petit voyage d’affaires : coiffeur et institut de beauté, pour coupe de poils en tous genres et sublime maquillage. Ca fait un bien fou, côté estime de soi et désir sexuel, et les sorties des enfants attendront, le burnout maternel ne passera pas par vous. Aux hommes – je me refuse aux stéréotypes qui me feraient les inviter à délaisser enfin leurs multiples télécommandes – et bien aux hommes… je recommanderais la même chose : prendre soin d’eux (épilation et maquillage toutefois facultatifs pour la gent masculine). Prendre soin d’eux… en pensant à leur femme… par pour leur prochaine réunion avec leur boss !

Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à nous faire part de votre expérience en la matière ou de vos commentaires sur l’article. Pas d’inquiétude : vous pouvez bien entendu rester anonyme…:-)

Karine Branger

7 réflexions au sujet de « Libido à zéro ? Un symptôme de burnout… »
  1. Depuis la naissance de ma fille il y a un ans , ma libido a du mal a revenir.
    J’ai repris mes études juste avant de l’avoir , j’ai 27ans.
    J’ai du mal à gérer étude travail (alternance), bébé, appartement et tout le reste.
    Je vais essayer de me remettre a lire 50 nuances de grey c’est ce qui m’avait aidé quand j’avais eu des soucis car le bébé ne prenait pas et je déprimé.
    j’espère que ca pourra ranimer la flemme qui est très faible.
    merci à tous pour l’article et les commentaire que j’ai lu et qui m’ont rassuré

  2. Bonjour. Je vie un burnout depuis 3 mois. Ma vie sexuelle avec mon conjoint est devenue très chaotique. Mon conjoint se plaint constamment qu’il ne peut me toucher, et sa frustration ne fait qu’intensifier mon anxiété. Nous somme ensembles depuis 40 ans, je sais que ses sentiments à mon égard sont toujours présents mais je ne sais pas comment lui faire comprendre que j’ai surtout besoin qu’il me prenne dans ses bras et me réconforter. Ceci me rassurerait tellement d’avoir son support, d’autant plus qu’un premier burnout il y a 22 ans l’a amené à trouver une âme soeur qui a presque coûté une séparation entre nous. J’ai l’impression d’avoir une épée de damoclès au dessus de ma tête et je vie dans cette crainte de le perdre. Je ne sais plus comment me sortir de ce problème. Je sents une pression énorme à retrouver mon équilibre. Auriez vous une solution. Merci de me répondre.

  3. Bonjour…
    Je me lance sans savoir si j’aurai une réponse de votre part mais j’essaie….
    Voilà, je suis en couple depuis 8 ans, j’ai deux enfants avec cet homme, et depuis 2013 je me suis lancée dans une formation qui doit durer 3 ans….
    J’avoue que les journées sont chargées donc épuisantes…. Bien que mon absence de libido remonte à la naissance de mon premier enfant qui a aujourd’hui 3 ans, (2 ans le deuxième)…..
    J’essaie régulièrement de faire travailler mon cerveau pour le réhabituer au sexe mais en vain…. Je me force à chaque fois… Je le vis mal et forcément mon ami aussi…..
    Je suis impuissante à l’heure actuelle et ne sait plus quoi faire…. Du tout! Un remède miracle? Des potions? L’homéopathie? Une dose d’hormone en plus?…..
    Merci d’avoir prit le temps de me lire, en espérant vous lire à mon tour….
    Sincèrement.

  4. C’est très intéressant de voir à quel point les changements au niveau de la libido peuvent être représentatifs de nos états d’âme. À la la suite de la lecture de votre billet, je ne peux constater qu’il est évident que ce soit un précurseur…

    J’en suis moi-même à compiler les résultats d’une étude au niveau de la baisse de libido post-partum, et je trouve réellement très intéressant de voir la multitude de facteurs qui peuvent causer une baisse du désir!

    Bref, c’est un plaisir de vous lire…! 🙂

  5. Bonjour,

    Merci de votre commentaire. Effectivement la libido est un indicateur qui peut s’avérer précieux et que l’on sous estime trop souvent. Sans parler du côté encore tabou que d’aborder ce type de symptômes.

  6. Bonjour

    COmme il est très justement abordé, la question de la libido est cruciale est surtout elle entraine dans un sens le couple et la personne, cercle positif ou négatif. si le corps se desengage du lien, il est difficile de se faire confiance, de se plaire, de plaire à l’autre. REster vigilant à ses baisses de libido est un très bon indicateur de santé générale.

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