Les 7 motivations-clés à vérifier pour éloigner le burn-out

Vous partez au boulot… sans trop savoir pourquoi ? Attention au burn-out ! Les 7 motivations-clés à vérifier…

Pourquoi vous levez-vous le matin pour aller travailler ? Parce qu’il le faut, me répondrez-vous peut-être. Parce que vous avez des enfants et qu’il faut bien leur payer des études. Parce que vous avez un crédit à rembourser. Oui, mais au-delà de ça ? Votre travail vous apporte-t-il d’autres satisfactions que purement pécuniaires ? Si, chaque jour, au saut du lit, vous ne savez plus bien ce qui vous motive, 2 solutions : vous avez purement et simplement fait le tour de votre travail et il est temps d’en changer… ou vous couvez déjà un joli petit burn-out.

Le travail est une arène qui doit apporter autre chose qu’un chèque de fin de mois. A l’heure où le chômage flambe, faire la fine-bouche côté boulot est-il un luxe ? Pas tant que ça. Car qui dit travail sans motivation, dit vraisemblablement – un petit burn-out et un arrêt maladie plus loin – une fin de carrière précoce dans l’entreprise ! Bien joué, si vous comptiez sur un emploi stable 😉 ! D’où l’intérêt de bien comprendre, dès le départ, qui l’on est et ce que l’on recherche dans son travail… D’où celui, aussi, de savoir reconnaître, au bout de quelques années, que l’on ne lui trouve plus vraiment de sens, histoire d’en changer avant l’épuisement professionnel. Mais il n’est pas simple, bien souvent, de s’avouer cette absence de motivation. Le mieux ? Faire le tour des 7 critères de sens que nous vous proposons. Inutile de tous les retrouver ! Mais il faut que l’un d’entre eux, au moins, vous comble…

1. Reconnaissance de votre expertise : 15-0 contre le burn-out!

Vous sentez-vous suffisamment reconnu, en tant que professionnel, par vos collègues et par votre hiérarchie ? Etes-vous écouté lorsque vous donnez un avis ? Qu’il s’agisse des compétences pour lesquelles on vous a embauché(e) ou de celles qu’on vous a découvertes au fil du temps, avoir le sentiment de contribuer concrètement au succès de l’entreprise est primordial pour nombre de salariés.

2.Enrichissement intellectuel

Vous avez l’impression de ne plus rien apprendre ? Votre boss « oublie » de vous proposer des formations et vous vous sentez parfois en retard par rapport à vos concurrents… chez lesquels, du coup, vous postuleriez bien ? Si vous le pouvez, faites-le avant d’être débordé par votre stagnation intellectuelle… sauf si d’autres aspects de votre travail vous satisfont pleinement, bien sûr.

burn-out-motivation3.Pouvoir : 30-0 contre le burn-out!

Si vous faites partie de ceux qui, pour être heureux, doivent diriger (que vous vous le soyez avoué depuis longtemps que vous le découvriez aujourd’hui), évaluez précisément ce critère. Le pouvoir que vous avez et dont vous pouvez user est-il à la hauteur de vos ambitions ?

4.Statut

Dans le monde professionnel comme dans la « société » en général, l’intitulé du poste compte, et c’est peu dire. Quand on ne se présente pas en disant « Docteur Untel », la question ne tarde pas : « Et que faites-vous dans la vie ? » Et là, on est fier (ou moins fier) d’annoncer son statut : c’est de prime abord par lui que se gagnent reconnaissance et respect.

5.Altruisme: 40-0 contre le burn-out!

Il est facile de trouver un sens à son travail lorsqu’on évolue, par exemple, dans l’humanitaire. Mais est-ce aussi simple quand on passe sa journée à démarcher des prospects (à qui l’on va peut-être vendre, si l’on est bon commercial, des produits qui leur seront parfaitement inutiles… Youpi !) ou à organiser des plans sociaux ? Pourtant, certaines entreprises qui, a priori, ne semblent pas avoir de vocation sociale, peuvent en mettre une en avant : vendre des yoghourts, par exemple… participerait à la santé publique ! Une piste à suivre.

6.Appartenance à un groupe

Dans votre entreprise, avez-vous le sentiment d’être entouré de personnes bienveillantes ? Si ce critère est important pour vous, estimez-vous pouvoir gagner des amitiés dans votre cercle professionnel ? Souhaiteriez-vous plus de rencontres « hors boulot » organisées entre collègues ? Pour certaines personnes, une atmosphère communautaire est la pierre angulaire de tout épanouissement professionnel…

7.Autonomie –

Indispensable à certains, elle fait peur à d’autres. A vous de voir où vous vous situez et si le curseur que votre employeur a positionné pour vous a tendance à se déplacer dans le sens qui vous arrange.

JEU SET ET MATCH BURN-OUT TERRASSÉ!

D’autres critères peuvent, bien sûr, entrer en ligne de compte. N’hésitez pas, à nous faire part de vôtres sur notre blog ! Venez partager vos méthodes anti-burn-out avec nous!

Karine Branger

6 réflexions au sujet de « Les 7 motivations-clés à vérifier pour éloigner le burn-out »
  1. Il est en effet des sources de motivations qui rendent heureux, rendent maître de soi et donne de la confiance. Et d’autres qui semble mobiliser sur le court terme, mais qui s’avère toxiques et démotivantes à moyen terme.

    Si nous ne voulons pas être trop souvent déçu, rester motivé malgré les difficultés et posséder une confiance en soi et une motivation durable choisissons la bonne source d’inspiration. L’article joint à ce commentaire tente de montrer la voie.

  2. Bonjour Christine et bienvenue,

    il est difficile d’établir une hiérarchie des valeurs dans les choix professionnels car ils sont propres à chacun et respectables. On trouve des personnes passionnées qui se sont perdus dans leur passion et font un burn-out et d’autres pour lesquels l’enfer c’est les autres, une relation qui les épuise pour autant le travail les satisfait. Les configurations sont multiples. Il est vrai que se former et s’ouvrir à d’autres horizons permet de se rassurer et d’augmenter son employabilité et donc de dire plus facilement stop à une situation qui devient insupportable. à bientôt Karine

  3. Bonjour Eric,
    Merci d’avoir partagé votre expérience avec nous. Effectivement le burn-out n’est pas reconnu comme maladie professionnelle. La reconnaissance est un besoin normal et naturel que nous avons tous. Notre administration kafkaïenne est souvent difficile et source de beaucoup de tracas et coups de gueule dont indépendants et entrepreneures (petits ou grands) se passeraient volontiers. J’aime la créativité poétique de votre épouse qui traduit très bien le mal-être qui règne chez les agriculteurs de plus en plus malmenés. Prenez-soin de vous deux :). Karine

  4. reconnaissance du travail et hiérarchie…

    Un certain nombre de métier, dont le notre, (paysan/agriculteur) font partis de ces métiers formidables, sans personne au dessus de vous, libre comme l’air et les pieds dans l’herbe comme des vacanciers la tête au soleil, loin des embouteillages…..
    Et pourtant ce besoin de reconnaissance existe aussi bel et bien. Il y a heureusement la reconnaissance de notre clientèle, fidèle, qui nous remercie chaque jour pour les produits que nous leur proposons. C’est un niveau de reconnaissance bienveillant qui fait du bien.
    Mais il peut aussi exister un besoin de reconnaissance qui vienne de plus haut que nous.
    Qu’avons-nous au dessus de nous (les « indépendants »)?
    Juste l’administration, son cortège de lois et ses contrôleurs! bref rien de bien humain qui malgré son manque de consistance n’en est pas moins un rouleau compresseur. Quoi que vous fassiez il semble que cela ne soit jamais assez et quand un controleur de la DSV vous explique que son nouveau directeur a dit en s’adressant à l’ensemble des agents  » Messieurs, vous n’êtes pas là pour faire de la prévention, mais de la répression », vous comprenez tout de suite quel genre de dialogue vous pouvez avoir avec ceux de « là-haut »!
    Un dialogue hautement constructif et valorisant… et sans vouloir être cynique, n’y aurait-il pas à faire un paralèlle avec le taux de suicide en agriculture qui est en train d’exploser en ce moment?

    A noter aussi, et cela fait parti aussi d’une forme de RECONNAISSANCE, le burn-out n’est pas reconnu comme maladie professionnelle par la MSA !

    Tout cela à inspiré à ma femme le petit texte qui suit:

    Le bonheur est dans le pré

    La passion de l’élevage, du respect de la nature, le plaisir de transformer son produit et le vendre directement au consommateur , créer des emplois sur la ferme et travailler en équipe !
    Bref, passion, bio, lien social, local : des mots qui donnent sens à notre métier, notre vie !
    Alors, le bonheur est dans le pré ????

    Les heures de travail que nous ne comptons pas
    Le coût du travail salarié qui limite la possibilité de partager les heures
    la paperasserie qui nous mange notre temps et nos têtes
    les contrôles administratifs jusqu’à 8 par an
    la suspicion d’être un fraudeur à la moindre erreur  » l’erreur n’est-elle pas humaine ? » « pas pour l’administration où elle est toujours un problème informatique ! »
    l’ineptie de la PAC :
    « histoire drôle »…et vécue
    L’administration : « vous n’avez pas tenu votre promesse de garder ces parcelles en herbe ! »
    Nous : « Et bien après 2 années de sécheresse, elles ne donnaient plus rien ! »
    L’administr : « vous n’avez pas tenu votre promesse de garder ces parcelles en herbe ! »
    Nous : « Non, d’un point de vue agronomique, pour une cohérence dans notre rotations de culture, il fallait les mettre en céréales »
    L’admin :  » Vous n’avez pas tenu votre promesse de garder ces parcelles en herbe !
    Nous : « Mais il n’y en avait plus ! »
    L’admin : « Vous n’avez pas tenu… Vous devez nous rembourser les subventions PAC correspondant à ces parcelles mais avec en plus une amende de… »
    voilà, essayez de faire votre métier de manière cohérente, l’administration vous le rendra !

    Alors « la colère est dans le pré »
    Et puis, pression après pression, mois après mois,
    le burn out est dans le pré !!!!

    PS : le burn out ou syndrome d’épuisement professionnel, c’est ce qui pousse les cadres des PTT ou de Renault au suicide.
    Mais pour notre chère MSA, ce n’est pas une maladie professionnelle et si vous vous arrêtez de travailler (comment faire autrement…), même avec un arrêt de travail de votre médecin, c’est sans indemnités…
    Alors marche ou crève !

  5. Bonjour Karine,

    Si l’on ne veut éviter le Burn-out, il vaut mieux dans ses choix professionnels faire passer sa passion avant le salaire et le statut.
    Sinon à un moment ou en autre on en paiera les frais, j’en suis persuadée.
    Ou au niveau de sa santé ou de l’harmonie dans sa vie de famille, dans son couple ou avec ses enfants.
    Resté toujours ouvert également à de nouvelles opportunités et changements possibles et toujours se former de manière à ne pas être pris de court en cas de crise dans son activité quelque soit son statut professionnel.

    Bien amicalement,
    Christine

  6. Bonjour Karine,

    je rajouterai une vie bien équilibré …c’est à dire de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier comme on dit ! Pas à 300% dans le boulot.
    Cela permet de pouvoir se ressourcer ailleurs quand notre travail ne nous le permet plus.
    Je suis issue du sport de haut-niveau et on retrouve cela chez les sportifs qui donnent tout pour leur carrière sportive ; quand celle -ci doit s’arrêter ( surentrainement, blessure, retraite…) c’est la CATA…

    Aller s’entrainer quotidiennement alors que l’envie n’est plus là…mais que rien d ‘autre nous donne du plaisir…C’est la CATA !

    Bonne soirée
    Karine

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