Prévention :sachez vous remettre en question.

Prévenir le burn-out par une remise en question profonde

Cet été, nous vous aiderons à mettre en place les fondements d’une résistance active au burn-out ! Chaque semaine, un billet approfondira l’une des clés de lutte contre l’épuisement professionnel… histoire que vous soyez paré(e) à lui tenir tête dès la rentrée.

Voici donc notre tout 1er conseil, mais non des moindres : sachez remettre en question ce qui vous semblait être « juste la vie ». Réinvestissez vos propres pensées, vos propres envies. Apprenez à communiquer et cessez de vous sacrifier sans cesse… Pensez au contraire à vous, en développant amitiés et relations professionnelles, afin de toujours savoir qui joindre en cas de coup dur. Avec ça, déjà, vous vous mettrez sur de bons rails.

sortir du burnout

Déterminez ce que vous voulez

« Connais-toi toi-même ». Socrate était-il à la pointe de la résistance à l’épuisement professionnel ? De la philosophie de comptoir, peut-être. Mais il est un fait que savoir ce que l’on est, avoir conscience de ce que l’on vaut et, surtout, être capable de déterminer ce que l’on souhaite sont des atouts d’une valeur considérable lorsqu’il s’agit d’éviter un burn-out. Permettez-vous de ressentir vos envies, acceptez vos non-désirs sans, le cas échéant, culpabiliser, et faites un point régulier sur ce que vous pouvez, ou non, accepter des autres. Prenez régulièrement le temps de vous asseoir et de réfléchir à vos valeurs, à ce qu’est votre vie, à ce que représente votre travail. En gros, « faites le point » et déterminez ce que vous voulez faire ou ne pas faire dans les mois, voire les années qui viennent. Oser remettre en question vos choix, notamment professionnels, peut être salutaire.

Fixez-vous des objectifs, prenez des décisions. Ne vous contentez pas de vous laisser « porter par la vie ». Si certains semblent se satisfaire d’une telle attitude de soumission face aux événements parce qu’elle leur permet de se dédouaner d’éventuels faux pas (« ben oui, décidément, j’ai pas d’chance ! »), il n’y a rien de tel que de subir sa vie pour sombrer dans le burn-out !

Vous placer dans une dynamique du « je sais ce que je veux » vous permettra aussi (un avantage collatéral !) de faire respecter, notamment par votre employeur, votre bulle personnelle et votre intimité familiale : une sécurité de plus contre l’épuisement professionnel.

Cessez de vouloir être parfait(e)

Vous pensez gagner à être disponible pour tous, tout le temps ? Aussi généreux (ou ambitieux) soyez-vous, vous ne devez pas vous en oublier vous-même, sous peine de vous en mordre sévèrement les doigts d’ici quelque temps. Apprenez à dire Non, à reporter une activité, à interrompre un travail dans lequel vous vous sentez mal à l’aise, à déléguer… Point d’égoïsme ou de paresse, là-dessous, mais simplement du respect pour vous-même.

Prenez conscience des abus d’autrui : même dans le « service après-vente », le « service clientèle », « la continuité des soins », ceux à qui vous êtes supposé(e) rendre service peuvent trop vous en demander. Certes, la frontière n’est pas toujours aisément identifiable. Mais non, vous n’êtes pas corvéable à merci ! Vos stratégies de réussite professionnelle ne doivent pas devenir asservissantes.

Pouvoir vous appuyer sur d’autres

epuisement-professionnel-communicationL’isolement est un excellent terreau pour le burn-out. Autant ne pas le lui fournir ! Il est donc essentiel, si ce n’est déjà fait, de vous créer un « réseau », tant personnel que professionnel, afin d’avoir toujours une porte à laquelle frapper au besoin.

Au sein même de votre entreprise, acceptez les travaux en groupe et, si possible, quelques déplacements avec certains membres de votre équipe (mais attention, point trop n’en faut !). Vous partagerez ainsi les mêmes préoccupations, voire une certaine complicité, et vous-même vous sentirez moins seul(e) face à vos dossiers.

Apprenez à communiquer

Apprenez, par ailleurs, à exprimer vos ressentis ou émotions. Vous en serez comme libéré(e) et vous vous donnerez ainsi la possibilité de discuter d’éventuels problèmes ou de désamorcer des conflits naissants. Et c’est souvent par la discussion qu’arrivent les solutions… Du 2 en 1, en quelque sorte. Du « tout-benef », en tout cas ! Cela peut être vrai, que la discussion soit menée ou non (groupes de paroles, formation continue) directement avec les personnes en cause.

D’autres, en effet, peuvent aussi avoir des idées !

L’art de la communication est encore plus important dans les métiers de relation. Si vous faites partie de ces personnes constamment au contact d’un public parfois désagréable en paroles, vous devez avoir été formé(e) à certaines techniques de communication (PNL, symbolisme corporel, reformulation, etc.) L’on a aussi dû vous sensibiliser (mais je me permets de vous le rappeler) au fait que ce public ne vous attaque jamais vous personnellement, mais la fonction que vous représentez. Il vous faut aussi bien assimiler, pour ne pas risquer de vous épuiser, que certaines manières de faire (manipulation, harcèlement moral, comportement agressif, etc.) peuvent tout simplement être liées aux pathologies… A détecter et à relativiser, donc.

Ce billet s’achève et j’entends d’ici certains se dire « Je commence DEMAIN à analyser ce que je veux, à mieux communiquer et à mieux m’entourer ». Non, commencez de suite ! Les bonnes résolutions ne se reportent pas.

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Karine Branger

8 réflexions au sujet de « Prévention :sachez vous remettre en question. »
  1. Bonjour Sylviane,

    Ton expérience est précieuse merci à toi de la partager. Effectivement le changement fait peur. Il est très souvent désiré voir exigé des autres – combien de conjoint veulent voir leur moitié changer de comportement?! – mais se remettre en question soi même est une gageure. L’être humain est ego-centré, le monde tourne autour de lui c’est donc aux autres de changer mais pas à lui. Certains se consument à vouloir faire changer les autres déployant une énergie telle que le burn-out est inévitable. Se repositionner sur soi même et opérer les changements à son propre niveau est le début des plus grandes métamorphoses.

  2. Bonjour Sco,

    Que de sages paroles que je partage à 100%. Le problème c’est que le perfectionniste est souvent le dernier à savoir qu’il est perfectionniste et que couper les cheveux en quatre ne le fait pas avancer bien au contraire.

  3. Hannah,

    Bravo pour cette approche qui consiste à savoir s’entourer quand on a besoin d’aide. Pas toujours simple en effet de lâcher prise et de faire confiance.

  4. Bonjour Karine,

    Savoir s’écouter et respecter ses limites, ce n’est pas toujours évident lorsqu’on est perfectionniste…

    La première chose est d’accepter de ne pas être parfait et si tout le monde était parfait,on ne serait pas ici bas. Donc, être perfectionniste est une utopie, car on ne peut pas atteindre la perfection. On peut s’améliorer jusqu’à un certain point mais dépassé ce point, ça devient maladif.

    Se contenter du travail bien fait (un travail qui a du sens pour nous) dans un temps raisonnable est déjà plus… raisonnable et réaliste.

    Amicalement,

    Sco! 🙂

  5. Bonjour Karine

    Savoir se remettre en question voilà le hic pour la plupart d’entre nous car même si on sait que ce que nous faisons habituellement ne fonctionne pas nous continuons quand même à croire que nous sommes masos

    Mais ce qui fait peur c’est le changement sortir de nos petites habitudes et dans le cas du burn out arrêter (entre autres) de vouloir atteindre la perfection ce qui est le plus court chemin pour se ficher la vie en l’air, je le sais puisque ça m’est arrivé, toujours plus, toujours mieux jusqu’au jour où le corps se fâche et là PARFOIS certains s’arrêtent et d’autres pas mais ceux qui ne prêtent pas une oreille attentive aux plaintes du corps se retrouvent souvent à l’hosto. Comment je le sais, là encore ça m’est arrivé

  6. Bonjour Nathalie,

    merci de ton commentaire et bravo d’avoir déjà commencé :). Pas d’inquiétude, aimer être seul n’est pas la même chose que subir un isolement que l’on s’impose pour fuir les autres. à bientôt. Karine

  7. Bonjour Karine,

    J’ai adoré cet article ! Je ne commencerai pas demain car… j’ai déjà commencé à appliquer ces excellents conseils…

    Par contre, j’avoue que j’ai tendance à aimer la solitude, je dirai même que j’en ai besoin… J’aime quand même voir du monde de temps en temps mais je pense que j’ai du travail à faire côté « relationnel »…

    A bientôt ! : )

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