Stress au féminin: 2 techniques pour mieux le gérer

Je suis heureuse d’ouvrir mon blog pour la 2ème fois à Isabelle Hasting, sophrologue – consultant, spécialisée dans la prise en charge du stress en milieu professionnel. Elle  avait partagé avec nous, il y a quelque temps, 5 exercices de sophrologie en prévention du burn-out. Je lui laisse à nouveau la parole… enfin… le clavier.

Stress au féminin: 2 techniques pour mieux le gérer par Isabelle Hastings.

En 2012, en Ile-de-France, les femmes représentaient 49% de la population active. Soumises à la même pression que les hommes sur le terrain professionnel, elles ne sont toutefois pas sensibles aux mêmes facteurs de stress et ne réagissent pas toujours de la même manière. Peut-on dès lors parler de « stress au féminin » ? Voici 2 exemples de situations (parmi d’autres) dans lesquelles les femmes peuvent connaître plus de difficultés. Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans ces comportements ?

Dans ces 2 cas, explorons alors ensemble des pistes pour vous aider à vous libérer davantage de votre « stress au féminin » afin de mieux booster votre efficacité…

1. Vous manquez parfois de confiance en vous : osez la positive attitude !

Connaissez-vous l’équation suivante ?

Pensée négative -> Emotion/Ressenti négatif -> Comportement négatif

Vous est-il arrivé de baisser les bras devant une tâche vous semblant trop difficile ? Avez-vous déjà refusé une promotion ou un dossier par simple peur de ne pas être à la hauteur ? Avez-vous eu, un jour, l’impression d’avoir moins de valeur que d’autres personnes de votre équipe ?

A compétences et situations égales, les femmes croient moins en leurs capacités et leur valeur que les hommes. Elles revendiquent par exemple plus difficilement que leurs homologues masculins une augmentation, un avancement, un prêt bancaire pour se lancer dans l’entreprenariat… Quelle que soit l’origine de ces comportements de dépréciation, de mauvaise estime de soi, etc., il est toujours possible de mettre en œuvre quelques stratégies payantes afin d’en limiter les effets contre-productifs.

  • Dans un premier temps, observez tous les jugements négatifs que vous portez injustement sur vous-même : « je ne pourrai pas… je n’en suis pas capable… je n’ai jamais réussi… je suis nulle… c’est trop dur… je ne suis pas la bonne personne… » Bref, tout ce que votre radio interne vous envoie jour après jour de dépréciatif sur vous-même.
  • Pensez alors à une situation bien précise où vous avez connu une vraie confiance en vous, où vous avez réussi quelque chose et, grâce à cela, ressenti fierté ou joie… Dans un moment de calme et de relaxation, prenez le temps de laisser voyager votre esprit et revivez cette situation positive. Revoyez chacun des détails : la préparation, les personnes impliquées, le lieu. Laissez émerger les sensations que vous avez eues ce jour-là, pensez à votre corps, à la manière dont il l’a vécu : la respiration, les battements du cœur, les expressions du visage… Inspirez et expirez doucement, comme si vous vouliez vous imprégner de toutes ces sensations positives.
  • Enfin, laissez venir une affirmation positive sur vous-même. Restez autant que nécessaire en lien avec cette affirmation et les sensations positives qu’elle permet.
  • A l’avenir, à chaque fois que vous poserez sur vous un jugement interne négatif, vous pourrez prendre quelques secondes pour inspirer et faire revenir ce souvenir et les sensations positives associées.

Au bout de quelque temps, vous devriez vous apercevoir que vos jugements négatifs sont de moins en moins nombreux et de moins en moins toxiques.

Pensée positive -> Ressenti positif -> Comportement positif

Francis Galton : « Avant de changer de comportement, il faut changer de pensée… »

2. Vous acceptez toujours tout : gérez la « Madame Plus » qui est en vous !

stress - burnout - femmeVous êtes engagée, investie, organisée, logique, responsable et bosseuse. A priori, tout va bien ! Vous êtes celle à qui l’on peut toujours demander un service, une relecture de dossier, un dépannage de dernière minute ! Vos collègues, votre hiérarchie, votre entourage le savent bien et en usent abondamment ! Savoir dire non doit pourtant faire partie de vos compétences. Apprenez à ne pas tout accepter…

Lorsque la satisfaction provenant de la réalisation des défis du quotidien laisse place à un épuisement général, à une perte de sommeil ou d’appétit, à des moments répétés d’irritabilité, vous êtes en danger. Pensez à vous ménager des moments de pause, de vraie détente, afin d’éviter la surchauffe ; rappelez-vous que le stress est aussi une question de perception et d’équilibre !
Le stress est perçu comme agréable, stimulant et positif aussi longtemps que l’équilibre entre les contraintes extérieures et les ressources dont on dispose, ou la perception qu’on en a, est maintenu. En revanche, lorsque cet équilibre est interrompu, le corps et le mental rentrent, dans un premier temps, en phase de résistance… qui laissera ensuite la place, si ce déséquilibre se poursuit, à une phase d’épuisement. L’hyper efficacité se transforme alors en déprime, voir en burn-out.

Mes conseils anti-stress pour gérer les priorités :

  • Faites le point sur ce qu’on attend de vous et que vous percevez comme étant un facteur de stress à cet instant. Pensez non seulement à vos contraintes professionnelles mais aussi à celles de votre vie privée.
  • Munissez-vous d’un papier et d’un crayon et notez-les, une à une. C’est aussi un bon moyen de prendre conscience de toutes les tâches en attente de traitement stockées quelque part dans votre tête… Prenez ensuite 4 stabilos de 4 couleurs différentes, qui vous serviront à visualiser les degrés combinés d’importance et d’urgence.
  • Définissez vos priorités en fonction de la matrice ci-dessous

matrice priorités gestion du temps

Urgent +/ Important + : A faire tout de suite en évaluant les ressources disponibles et possibilités d’ajustement.

Urgent -/Important + : Planifier / Anticiper / Préparer

Urgent – / Important – : Poubelle Urgent +/ Important – : Déléguer à une ressource

Urgent – / Important – : Poubelle 

 

3 réflexions au sujet de « Stress au féminin: 2 techniques pour mieux le gérer »
  1. Bonjour Sylviane ! merci pour ce beau témoignage … Vous avez en effet rompu un cercle destructeur et toxiques par un geste d’affirmation de vous même et les résultats ont été positifs immédiatement ! Bravo …
    Mon avis de sophrologue : Capitalisez à présent sur ce que vous avez ressenti au moment où vous avez obtenu satisfaction : joie , fierté ou encore bien être … à vous de voir . Reliez le à ce qui s’est passé physiquement en vous à ce moment là … ET enfin transformez cette expérience en ressource intérieure sur laquelle vous pourrez vous appuyez dans des situations semblables à venir : nécessité de s’affirmer ,possibilité de choisir , recherche de votre propre équilibre …
    Bonne chance pour la suite !
    Isabelle

  2. Bonjour Sylviane,

    Nombreuses sont les femmes mais aussi les hommes qui n’osent pas dire, demander ou même exiger quand c’est possible et nécessaire. Vous avez essayé et reussi à dire stop – bravo :). La crainte de perdre son emploi est légitime. Certains employeurs trop absorbés et plus maldroits que harceleurs ne se rendent même plus compte de l’investissement de leurs équipes. Merci d’avoir partagé votre expérience avec nous :). Karine

  3. Bonjour Karine, Bonjour Isabelle,

    Je me suis reconnue (parfaitement) dans les attitudes que vous citez : « dire du mal de soi et tout accepter au travail » les super women en activité toujours plus toujours plus

    Un jour, je me suis réveillée en me disant : mais ma pauvre fille c’est métro boulot dodo, tu ne vois jamais tes enfants ou si peu, pas de temps libre toujours à bosser mais qu’est-ce que c’est que cette vie »

    C’est décidé aujourd’hui je parle à mon patron et s’il veut me mettre à la porte et bien tant pis BASTA de rester tous les soirs jusqu’à 20 ou 21h cadre ou pas cadre, il y a une vie à respecter

    Voulez-vous savoir la meilleure, mon patron a senti que j’étais vraiment décidée et affirmée, il m’a aussitôt dit qu’à partir de là je pouvais respecter mes horaires (à part les jours de » coup de feu »)

    Donc, je pense que souvent on se stresse par peur NOUS LES FEMMES (non ce n’est pas la chanson de Julio) de perdre l’emploi, de perdre le mari, de perdre … et on se fiche en l’air la santé.

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