Comment reconnaître les symptômes interpersonnels du burnout?

Épuisement professionnel: Comment reconnaître les symptômes interpersonnels?

Une personne sujette à l’épuisement professionnel connaît de véritables difficultés dans sa relation aux autres. Autrui, loin d’être synonyme de possibles échanges constructifs, devient source de stress, de problèmes et d‘épuisement professionnel.

Isolement et cynisme gagnent du terrain dans l’épuisement professionnel

La communication avec l’entourage, privé et/ou professionnel, se réduit progressivement, conduisant à un isolement progressif de la personne sujette au burnout. Elle se désengage de projets qui avaient pu l’enthousiasmer et qu’elle avait même, parfois, initiés… d’où une incompréhension grandissante de ses équipes. Rigide à souhait, elle adopte une attitude de plus en plus bureaucratique, se réfugiant derrière des processus, des règlements, des ordres.

Au mieux, elle tend à cesser toute interaction avec autrui. Au pire, elle devient agressive, son amabilité reconnue laissant place à une attitude méprisante voire cynique. Les liens se cassent… et le burnout progresse, écrasant tout échange sur son passage. Et qui n’échange plus, s’enfonce encore davantage… Danger, danger. Risque d’épuisement professionnel aggravé, risque de dépression.

Mais ne paniquez pas en lisant ces lignes ! Essayez simplement de prendre votre problème, votre épuisement professionnel, à bras le corps : si vous vous reconnaissez dans cette description, venez par exemple échanger sur notre blog… un 1er pas, peut-être, vers un renouveau relationnel.
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5 réflexions au sujet de « Comment reconnaître les symptômes interpersonnels du burnout? »
  1. Bonjour,
    Depuis 3 ans, je travaille seule dans un bureau. Je bois mon café dans mon bureau toujours seule. De temps en temps (1 fois toutes les deux semaines), je vais à ma base pour quelques heures mais cela ne suffit plus. J’en ai parlé à ma direction l’année dernière durant les grandes vacances. Je commençais à sentir que psychologiquement, je n’allais pas bien. Maintenant, ce que je redoutais est là. Au lever, j’angoisse. Dès que j’arrive devant ma porte de bureau, je pleure. A l’intérieur, je pleure aussi. Sans pouvoir me retenir. Je ne vais plus vers les autres. Le silence me stresse. Mais les gens me stressent aussi…. Tout me stresse. Je suis irritable à souhait. J’ai eu dernièrement une semaine d’arrêt maladie. J’ai repris et c’est pire. J’en ai parlé à mon médecin du travail qui n’a finalement aucun pouvoir pour changer quoi que ce soit…. Je suis seule…. dans l’incompréhension la plus totale en ce qui concerne mon travail. Tout est incohérent. Mon travail est devenu incohérent. Mais collègues sont totalement absentes. Et lorsque je peux avoir un échange avec elles : cela se fait par E-mail !!!! Pourtant, j’ai un téléphone dans mon bureau. Mon médecin m’a prescrit des anti-dépresseurs, je plane totalement et j’ai bien l’impression que je ne vais pas mieux du tout…voir encore moins bien. J’ai une fois de plus alerté ma direction mais rien ne bouge. Pourtant, le fait d’être totalement isolée devrait leur mettre un peu la puce à l’oreille et notamment depuis mon arrêt maladie. Ou alors, il faut un arrêt un peu plus long… ??? Je ne sais plus quoi faire… Merci de votre aide.

  2. Bonjour Rose,
    je vous remercie tout d’abord de partager votre expérience avec nous :). Ce que vous vivez est difficile a exprimer et on est souvent incompris même de ceux qui nous aiment. Ils sont souvent démunis et peuvent-être maladroits dans leur volonté d’aider. Essayer de garder à l’esprit qu’ils veulent vous aider et ceci surtout dans les moments où vous ressentez leur aide comme une injonction à aller mieux avec des solutions toutes faites ;). Les difficultés à récupérer et la fatigue psychique sont deux symptômes du burn out. Si ce n’est pas encore fait je vous conseille de consulter votre médecin et de lui en parler. Vous n’êtes pas seule dans cette difficulté nous sommes nombreux à affronter ou à avoir affronté le syndrome du burn-out. Courage je suis de tout coeur avec vous. Karine

  3. J’ai commencé à faire cette prise de conscience quand j’ai en retour de vacances, eu une crise de ras-le-bol, abattement, fatigue tant physique que psychique, voir larmes dans la douche le matin énorme, de rejet d’autrui, de doute intense, disproportionnée. Mais mon mari a juste cru à une déprime passagère et j’ai beau essayer de dire quelque chose ne va pas, que je me sens pas bien, j’ai un entourage qui ne cesse de dire un week-end tranquille, une semaine de vacances par là et tu iras mieux. J’ai l’impression de ne pas être entendue. Mais ça va faire deux ans presque qu’on me le dit, que j’essaie de m’amènager effectivement un week-end par ci, une semaine d’évasion par là et que ça revient, les résultats ne durent pas.

  4. Karine,
    La plus grande des difficultés pour les personnes en burnout est effectivement de se rendre compte de leur situation. L’entourage (famille, amis ou collègues) a un grand rôle à jouer pour aider les aider à comprendre leurs réactions.il leur faut quelques fois faire preuve d’une grande diplomatie tant le repli sur soi ou l’agressivité peuvent être élevés. Une personne en burnout est en souffrance et c’est un élément que l’entourage doit prendre en compte.
    Merci de ton commentaire

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