Témoignage d’une maman qui s’est brûlé les ailes.

Je souhaite commencer l’année avec le témoignage d’une des lectrices du blog, Delphine. Une maman qui comme elle le dit elle-même s’est brulé les ailes…

Voilà ce qu’elle voulait partager avec nous :   

Bonjour à tous… et surtout à toutes,

 Ma vie a changé de cap il y a 4 ans. Un phénomène devenu trop fréquent m’a en effet frappée en plein vol : le burn-out. Maman, je me suis brûlé les ailes et peine encore à me reconstruire…

Mon profil est pourtant assez classique : j’aime les choses bien faites, être active, rentabiliser mon temps… En fait, j’aime tout simplement avancer et profiter !

 Cependant, il y a 4 ans, après la naissance de mon fils, tout a basculé. J’étais très fatiguée en reprenant le travail (à temps plein bien sûr !) mais je n’ai rien voulu écouter. J’ai maintenu mon objectif, digne d’une « wonder woman » : je serai maman parfaite (là, j’en veux beaucoup à toutes ces revues qui nous mettent la pression), épouse parfaite, prof parfaite, le tout dans une maison parfaite. Epuisant ! Et c’était sans compter mes 2 heures quotidiennes de trajet pour me rendre et revenir du travail, et mon mari, très pris sur le plan professionnel.

 J’ai tenu 6 mois. Subitement, tous les symptômes que j’ignorais ont explosé : angoisse, troubles du sommeil, problèmes de concentration, épuisement total, vertiges… Mon médecin me prescrit alors du magnésium pour gérer mon « petit » coup de fatigue. 3 semaines plus tard, sans amélioration, je me sens incapable de travailler, tout me pèse à la maison et j’ai même du mal à m’occuper de mon bébé. Je culpabilise et sombre dans la dépression.

 On ne retiendra finalement que ce dernier diagnostic pendant les 2 ans durant lesquels, par ailleurs sous traitement, je serai suivie par un psychologue. Me sentant mieux, j’arrête alors le traitement et espace mon suivi. Petite pause d’1 an où je ne veux plus me poser toutes les questions liées à ma thérapie : j’en ai marre de fouiller le passé, je veux vivre mon présent. Cela ne dure pas longtemps.

 Ce n’est qu’à la 1ère rechute que je me dis qu’il y a un gros souci : je décide donc cette fois de me faire suivre par un psychiatre, qui posera enfin le diagnostic du BURN-OUT… et plus de la dépression. Je me sens effectivement plus en phase avec cette logique qu’avec celle de la dépression, même si ces 2 pathologies se ressemblent beaucoup. C’est aussi en lisant des livres sur l’épuisement maternel que je me suis reconnue. Mettre un mot sur ce qu’on ressent est très important : on ôte un poids, on sait en quelque sorte à qui on a affaire ! Cependant, cela reste une pathologie peu connue et reconnue, que beaucoup de monde ne comprend pas. Cette fois-ci, au bout de 6 mois, cela va mieux. La psychiatre me dit d’arrêter le traitement et de prendre de nouvelles habitudes de vie, notamment en revoyant mes priorités. Alors OK, on recommence… une nouvelle fois !

 Pourtant, il y a 2 mois, tout bascule à nouveau suite à la prise de nouvelles responsabilités au travail ! Je me relève encore une fois, bien décidée à mettre un terme à tout cela ! Je fais le bilan de ces 4 ans : je suis moins exigeante avec moi-même, j’essaie de penser à moi, je ne vise plus la perfection, j’ai appris à déléguer et j’ai aussi découvert le pouvoir de l’amour ! J’ai donc quand même compris beaucoup de choses, changé aussi… Aujourd’hui, je me connais mieux, j’ai conscience de mes limites et commence à accepter les conséquences de cette maladie et le fait que ma vie ne sera jamais plus comme avant. Cependant, je sens encore trop souvent la pression de cette société qui vise la rentabilité et met à l’honneur le pouvoir de l’argent : dans ce contexte, j’ai tendance à me sentir moins productive car je reste hyper sensible au stress, à la pression et à la fatigue. Je « m’économise » et me protège pour ma santé. Mais cela, tout le monde ne le comprend pas…

Le burn-out n’est pas la maladie de gens trop sensibles ou fragiles, contrairement à ce que beaucoup pensent, mais le mal de ceux qui veulent faire trop et tout le temps !

 Aujourd’hui, je cherche comment atteindre un équilibre pour me reconstruire… mais ce n’est pas simple. En écrivant cet article, j’ai l’impression de faire de la prévention et cela me fait du bien. J’aimerais aussi, avec une amie, créer une association pour que les mères puissent parler et s’entraider, prendre du temps pour elles. Mais je ne suis pas sûre d’en être capable, je ne me sens pas « fiable ».

 Voilà. J’espère ne pas vous avoir ennuyé(e). Si je vous ai, en plus, donné l’envie d’être à l’écoute des personnes qui pourraient être touchées et de les aider, mon expérience et mon témoignage auront au moins servi à quelque chose.

 Une maman qui s’est brulé les ailes

Merci beaucoup Delphine d’avoir partagé tout cela avec nous!

Vous souhaitez, réagir au témoignage de Delphine, n’hésitez pas à laisser un commentaire sur le blog ! N’hésitez pas à partager ce témoignage d’une grande sincérité, qui nous livre avec pudeur la souffrance et les doutes de son combat quotidien.

21 réflexions au sujet de « Témoignage d’une maman qui s’est brûlé les ailes. »
  1. Moi j ai fait une dépression sévère ?maman de trois enfants et enseignante j ai repris à plein temps et là mon corps a dit stop mon cerveau c est emballé et tout a basculé. Nuits blanches incapacité de M occuper de mes enfants cigarettes ..?je ne M aime pas du tout comme ça .Et puis moi qui pensait sortir des couches que ça serait le bonheur bah non …du stress pour tout des angoisses c est la panique .incapable de lire de M allonger..prise de médicaments puis reconstruction lente tout va mieux et la je pars seule avec mes trois enfants et tout rebascule car une amie me parle boulot tout le temps et j ai peur maintenant d être seule avec mes enfants,!je culpabilise pas mal pour ça. ….je sens que c est mieux mais j ai encore des idées noires,….comment on s en sort dites moi les astuces pour en sortir….merci de M avoir lu

    e ça

  2. Je lis tous ses commentaires et je me reconnais en chacun d eux .On se sent coupable on vit tout cela à vouloir tout mener de front et trop bien faire .Je pense que c’est une caractéristique vouloir tout accomplir tout à 100% et ne jamais s’écouter au risque de perdre ce que nous sommes à la base énergique et prête à relever tous les défis. Il y a l avant et l après et savoir trouver l équilibre c est une bataille de tous les jours .On n’est plus ni tout à fait la même. Ni tout à fait une autre .Et ce besoin de souffler culpabilise mais necessaire

  3. Bonsoir,

    merci pour ton témoignage, moi aussi des fois j’en peux plus. Mais je pense que quand on devient maman, c’est difficile car on veut faire le mieux possible pour notre enfant , et en plus les femmes ne disent pas que c’est parfois dur de gérer, non non il faut toujours qu’elle disent  » je gère ». Donc tu peux pas trop en parler( sauf sur le net en mode anonyme ;)))) ) et c’est dommage, mais parfois il faut réussir a confier son enfant (grands parents, nounou, ou au papa ) pour s’accorder une pause (sortir, courir, aller à la piscine…..). Moi mon conjoint me dis » tu dis toujours que tu es fatigué et c’est lourd ». MOi je pense que c’est normal je travaille du mardi au samedi matin 8h45 12h 14h 18h45 preparatrice en pharmacie. Je dois preparer les repas de midi pr mon fils 2 ans 1/2 puis le soir. Meme le samedi midi mais des fois je prend chez le traiteur m si c’est plus cher selon monsieur,ralebolle, et apres sieste. BISOUS A TOUTE LES SUPER MAMAN . (et PS ecouter Florence Foresti sur rire et chson bouffe d’oxygene et de legerte ds ce monde de fauxcue perfectionniste )

  4. Bonjour,
    je suis aujourd hui en dépression depuis deux ans et demi j ai deux enfants de 13 et 10 ans et les taches quotidiennes me paraissent un calvaire. Chaque matin je le leve avec une angoisse très forte et les nerfs me font tenir. Je n ai pas le droit de flancher et mon mari ne comprends pas pourquoi je ne suis plus la wonderwoman que j étais. Il est très pris par son travail et je suis seule à tout gérer. Je n arrive pas à trouver de sérénité mon angoisse est sans repit. Comment reprendre une vie normale? Merci par avance pour vos conseils.

  5. ‘jour
    Il arrive parfois que la situation sociale et familiale induise un burnout maternel. Épuisement parental.
    Famille géographique éloignée.
    Condition sociale et donc budgétaire qui empêché de déléguer.
    Soit: dans se cas que l’on ne soit en soi même non fragile… et que l’on ne cherche pas à tous prix à faire plus, toujours plus, pour que l’épuisement survienne car nous sommes limité dans toutes les casquettes à revêtir.
    soit:parents isolés par les propres limites réelles. Courage à tous ensemble!

  6. Bonjour,
    Merci pour votre témoignage et votre blog. J’ai vécu et vis la même chose que ceux et celles qui se sont exprimés avant moi.
    Pour rebondir sur votre définition du Burn-out : »le mal de ceux qui veulent faire trop et tout le temps », j’irais plus loin encore. Ce « mal » c’est une maladie une dépression, et il est terrifiant que certains, même dans le cercle médical, en doutent quand on sait que l’absence d’aide ou de prise en charge peut conduire au suicide (car les idées noires peuvent arriver assez rapidement).
    Et ce n’est pas tant que ces personnes « veulent en faire trop et tout le temps », mais simplement, on ne leur donne pas vraiment le choix, ou en tout cas c’est le sentiment qu’elles ont. Les victimes de burn-out aujourd’hui sont très souvent des personnes fortes, compétentes et capables de fournir une puissance de travail remarquable (dans laquelle elles trouvent aussi leur épanouissement). Suite à un, ou une série d’évènements ?, cette force de travail ne peut plus être fournie. C’est à ce moment qu’arrivent les reproches, la remise en cause de la personne et de son travail; et en réponse, un sur-investissement (même en étant épuisé) pour faire taire les critiques. On connaît la suite…
    En résumé, le Burn-out, c’est aussi la maladie des « gens forts » et impliqués.

  7. bonjour,
    cela fait du bien de savoir que l on est pas seule. Moi aussi je suis maman d’une petite de 4 an, mon mari est très peu présent, et j’ai créé ma boite un an avant la naissance de ma fille. Seul hic dans l’équation, j’ai deja fait un burn out il y a 6 ans après avoir consacré 10 ans a ma mère en dépression continue suite a un divorce pour violence conjuguale. J’ai parfois l’impression moi aussi que ma vie est un cauchemar en continu et qu’il y a des embuches en permanence. J’avais oublié le principal : ma fille souffre d’une dizaine d’allergies alimentaires mortelles (pas comme le gluten!) et d’asthme, depuis ses 3 mois. Ma première nuit de plus de 6h je l’ai faite à ses 3 ans, et je ne peux pas la faire garder. elle dormait par phases de 20 min, puis de 2h, pleurait sans arret (elle souffrait je pense), et vomissait tous les jours (des reguritations, disait le pédiatre!). La phase aigue est passee, mais je dois aller à l’ecole sans arret pour lui permettre d’assister aux activités, chez les medecins, les traitements de fond l’hopital, les dossiers et PAI. Je n’ai pas de famille dans ma région, ni de personne fiable pour garder ma fille. Et personne ne comprend, ce que c’est d’accepter d’envoyer sa fille a l’école en se disant qu’une négligence (un bonbon, un gouter) peut lui etre fatal. Il y en a meme pour se plaindre et emettre des remarques desagréables. Et pour moi c’est lourd, je fais tout pour qu’elle soit acceptée, adaptée, pas stigmatisée et traitée normalement, que les enseignant l’acceptent malgré la responsabilité des piqures qui relevent pourant de l’assistance à personne en danger, au meme titre que les défibrillateurs pour es crises cardiaques. Voila, moi aussi cela devait sortir. Et puis, là je dois me farcir 10h de voiture pour aller a l’anniversaire de ma belle mère atteinte d’une SEP, c’est la goutte d’eau.une maman le disait, elle se sent piegée, coincée, c’est exactement ca.Mais, il parait que l on en sort, alors: Bon courage a vous toutes!

  8. je suis en burn out et trouble anxieux depressive je suis en arret de travail
    je me retrouve dans les commentaires des personnes qui ont vecu cette souffrance j ai l impression de plus etre la meme personne je me sans mal
    j ai beaucoup de mal a me recontruire je me sans honteuse d etre tombe
    si bas alors que jetais une femme pleine de vie
    qui adore rire et faire la fete
    le probleme et que je pense toujours a mon travail alors que je me vois
    pas y retourne tel est mon mal etre pourquoi cette peur m envahi t elle
    je n arrive pas a reprendre confiance en moi je me sent si impuissante
    face a cette situation l impression que je n aurais plus jamais de vie professionnel d etre plus a la hauteur que mon cerveau ne fonctionne
    plus comme avant que je me suis arrete au jour que j ai craque sur mon lieu de travail je me dit que je suis responsable de mon état pourquoi mon cerveau c est t il mis en alerte comme cela et pourquoi me reconstruire
    est t il aussi dificile

  9. Merci pour ce témoignage qui fait du bien, et pour cette phrase: « le burn out n’est pas une maladie de gens trop sensibles ou fragiles ». Maman d’un petit de 21 mois, jeune entrepreneuse (ma société a moins d’un an), je porte tout de front depuis la naissance de mon fils et je n’en peux plus. Je suis épuisée, irritable, malade en permanence, avec l’impression de toujours avoir un train de retard. Mon mari est très présent et aidant, ce qui me fait culpabiliser d’autant plus de « ne pas y arriver », d’être épuisée en permanence. Je n’ai plus de repères, j’ai l’impression que mon « moi » est en train d’être grignoté petit à petit chaque jour, et que je fais finir par disparaître sous le poids du personnage de « maman ». Lorsque je parle de mes problèmes de santé, de mon épuisement permanent autour de moi, je ne reçois au mieux qu’une compassion mitigée, au mieux une indifférence polie. C’est comme si je n’avais pas le droit de souffrir, et pourtant, je n’en peux plus et je rêve souvent de partir loin, de m’exiler, de me réinventer une vie, tout en sachant que ce n’est pas possible. Aujourd’hui, en accompagnant mon père à la gare, j’ai senti comme un déchirement intérieur en pensant à l’époque bénie où je pouvais voyager librement…. Je me sens véritablement enfermée dans cette vie que j’ai choisie, et pourtant dieu sait comme j’aime mon enfant ! Merci d’avoir simplement ouverte cette petite fenêtre, le simple fait d’en parler, même anonymement, fait du bien…

  10. Vos témoignages sont importants.

    Et plus particulièrement ceux des Femmes ayant des enfants à leur charge car comparé aux hommes, les Femmes ne doivent pas que gérer leur vie professionnelle mais aussi leur vie de MAMAN.

  11. Bonjour,
    Dans le cadre de mon mémoire portant sur la conduite du changement et l’épuisement professionnel, je réalise une enquête afin de recueillir votre témoignage sur la manière dont vous avez vécu le changement au sein de votre entreprise.
    A noter que ce questionnaire est anonyme et que votre témoignage est important. J’aimerais montrer que l’épuisement professionnel est quelque chose qu’il faut prendre au sérieux et que c’est du rôle de la direction des ressources humaines et du supérieur hiérarchique de faire attention à la santé mental et physique de ses salariés. J’aimerais montrer grâce à ce questionnaire l’importance du phénomène d’épuisement professionnel mais aussi montrer que le facteur humain dans une conduite du changement est pour la plupart du temps négligé dans sa totalité.
    LIEN :
    https://docs.google.com/forms/d/1m_jg4sDKlVYNzcvFwiQIAMHA6vd7HyQv_g0FaSxVY0c/viewform

    Je vous remercie d’avance d’avoir accepté et consacré quelques minutes pour répondre à cette étude de la manière la plus sincère possible. Je me tiens à votre entière disposition, pour toute information supplémentaire.

  12. Je découvre cette page, je parcours les articles, je lis ce témoignage.

    Je pourrais écrire le même dans quelques semaines sûrement… un diagnostic de burn out posé il y a 15 jours, et un mal être permanent, un moral en dent de scie, une fatigue impossible à combler et cette sensation d’être seule pour faire face. Seule et démunie;
    C’est en cherchant des outils, des idées, que je suis arrivée ici.

    Je ne me sens pas mieux mais je me sens un peu moins seule en vous lisant…

  13. bonjour, je suis du genre à vouloir tout faire et sais tout faire, surnommée par mon conjoint Germaine (qui gère et qui mène).je li vos message avec beaucoup d’attention, c’est mon dernier mois de congé parentale (3° année), je vais reprendre pour un rythme plus que de folie, pour quelque mois car trop, trop trop compliqué, ET… je sais que ce que j’apprend avec le yoga depuis 2 ans vas me rendre le plus grand des service.
    si vous n’avez pas testé, je vous conseille fortement….la RELAXATIONS,
    c’est très facile pas chère, et très efficace pour se calmer dans ce monde « de fou ».
    Donc RELAXATION, INTERIORISATIONS, RESPIRATIONS CONSCIENTES, calme bien le système nerveux et tout ça tout ça,…
    à chacun son yoga, (y en à c’est la cuisine, la pêche, la marche,la dance…???
    ET aussi faire attention au rythme des saisons, ex: hiver = repos dès que possible, sinon on est fatiguées toute l’année dit mon prof.
    pour s’aider on ferme les yeux et on respire en gonflant le ventre les cotes la poitrine, petite pause, et dégonfle le ventre , les cotes, la poitrine
    A vous

  14. Bonjour,
    Merci pour vos témoignages.
    Pour ma part je me rétabli petit à petit (après une fracture du col du fémur à cause de la fatigue, tout de même. …).même si je sens bien que je n’aurais plus cette belle énergie. Je dois la remplacer par la sagesse…

  15. Bonjour et félicitations pour votre témoignage !
    Je pense être moi même en plein burn-out maternel et ce depuis un moment déjà mais je viens juste de commencer à voir un psychiatre . Comme beaucoup de mamans je pense , je croyais que c’était une fatigue , un petit coup de blues qui allait passer … mais ce n’est pas le cas .
    Moi aussi je ressens une grande fatigue , j’ai perdu du poids , je suis très irritable et m’énerve très facilement , je m’en veux , j’ai l’impression d’être une mauvaise mère pour mon fils de 21 mois . J’ai des crises d’angoisses et je ne dors plus aussi bien qu’avant . Après la naissance de mon fils j’ai eu énormément de mal à retrouver un emploi , j’ai donc du rester contre mon gré à la maison ( alors que je ne voulais pas être maman au foyer ). Du coup je pense que je subis ma situation : devoir rester à la maison , l’isolement , mon mari qui part travailler de 8h à 20h , la solitude …

    Bref je comprends vos témoignages et moi aussi l’idée de créer une association , des groupes de paroles m’a beaucoup tenté car il n’ya rien de tout ça vers chez moi .
    Je ne peux m’enpêcher de penser que peut -être dans mon entourage , j’ai une connaissance voire même une amie qui fait un burn-out et qu’elle n’ose ou ne sait pas à qui en parler .
    Et j’aimerais que cela change !
    Ca fait du bien d’écrire ce que l’on ressent !!
    Courage à toutes les mamans qui veulent et qui essayent de s’en sortir !!

  16. Bonsoir à tous
    je suis contente de voir que mon témoignage peut apporter une forme de soulagement…pour ma part je n’ai pas non plus arrêté le boulot..Mais chaque journée est trop souvent une épreuve car à la moindre pression, stress je monte en angoisse…pour l’instant malgré la psy je n’ai pas trouvé de solutions et je ne sais pas s’il y en a une ! mais je pense à tous ceux que j’aime et qui ont besoin de moi et j’avance! courage à tous

  17. Khady, Et voilà moi aussi ça va faire 1an , je sais que j ai fait un burn out puis une dépression, j en suis pas encore sortie je me demande ce qui m’attend , en tant que soignant de nuit , j ai simplement répondu aux besoins de mes patients , dans des conditions de travail inacceptables, aux besoins de mon père malade, mais vous êtes ans le faire , malade, Épuisé vous faites jusqu’ au jour ou sa dijoncte ! Je veux me relever et repartir mais mon cerveau me joue des tours. Et là karine je pense à la grenouille. Et maintenant je dois me battre contre moi. Merci à tous

  18. je passe depuis une année des symptômes de burn out ou de dépression, mon psy ne veut pas se prononcer. je me sens vidée je ne peux plus fournir aucun effort. je n’arrive pas à m’arrêter pour faire le point. j’ai peur de perdre ma place en me retirant. mon médecin préfère que je reste active dans mon milieu de travail au lieu d’être en arrêt maladie. mais mes chutes sont de plus en plus fréquentes et ma récupération difficile.

  19. Eh oui…moi aussi je suis victime d’un burn-out déclaré en mai 2012! J’ai élevé seule 3 enfants, travaillé temps plein, soigné ma grand-mère, mes parents, ma mère étant atteinte de la maladie d’Alzheimer, j’ai 3 petits-enfants que j’adore…Effectivement, c’est très dur de se reconstruire et je suis également suivie par un psy. Mon médecin traitant m’a avertie plusieurs fois mais je ne l’ai pas entendu. Beaucoup de malaises vagaux, problèmes de santé en tous genres, épuisement physique et moral, perte d’énergie, dépression, culpabilité….et besoin de solitude. N’ayant pas voulu m’arrêter plus de deux mois à 61 ans, j’ai souffert d’une fibrillation auriculaire parosystique en août 2013. J’ai cru m’éteindre et j’ai enfin pris conscience qu’il fallait que je m’arrête. Après un repos maladie, je suis pensionnée depuis le 1er décembre 2013. Actuellement, je tente de récupérer mais c’est difficile et lent. Je ne sais pas comment je vais y arriver, j’ai plein de choses à faire mais l’énergie n’est toujours pas là. Je peux dormir jusqu’à 15H par nuit sans me sentir reposée…Mais j’ai actuellement envie de sortir de ce marasme douloureux, c’est déjà un début. Beaucoup me reprochent de ne jamais rien demandé comme aide, mais je n’y pense même pas. Il faut donc que j’apprenne à bien me traiter…

  20. Bonjour. Merci pour ce témoignage. Moi aussi, je suis en arrêt pour burn out, depuis plus d’1 an. Super maman d’1 enfant vivant seule, travail de dingue… et une société qui veut qu’on est tout et qu’on maîtrise tout : STOP ! OK : médicaments, psy… (1ère partie) pour se remettre debout lentement. Mais le plus gros travail (en 2ème partie) est finalement le travail qu’on fait sur soi et les limites qu’il faut apprendre à mettre en place. Je note votre phrase : « le burn out n’est pas une maladie de gens trop sensibles ou fragiles » (facile à dire par les autres quand on est en miettes… )… »le burn out est le mal de ceux qui veulent faire trop et tout le temps »… et pour tout ! C’est de ça que je dois sortir… j’avance.

  21. Merci ! Je ne suis pas seule…ca je le savais mais l idee d une association est geniale. Pour ma part, rechute apres avoir voulu sortir des medocs.

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